Recherche

LaDouce au pays des Merveilles

Déambulations d'une tendre curieuse

Cinéma: « Edmond ».

Edmond c’est LE film à voir en ce début d’année. Un film qui donne envie d’aimer, de vivre, de créer , de s’affirmer et de rire!

Petit résumé: Edmond Rostand n’a rien écrit depuis des années. Les dettes s’accumulent, sa femme menace de partir chez sa mère avec leurs enfants, l’avenir est noir.

Coquelin lui commande une oeuvre qu’il devra boucler en quelques semaines! Et le miracle se produit. Heures après heures nous voyons la pièce s’écrire et se monter en parallèle au théâtre. Minutes après minutes les amours contrariés de Christian, le meilleur ami d’Edmond, et de Jeanne inspirent le jeune auteur. De sa plume nait des vers, un personnage, une intrigue.

Ce film est génial parce que très enlevé, plein de joie et de rires. Tous les acteurs jouent vraiment bien.

J’ai envie de vivre, de créer, d’écrire quand je vois cette oeuvre. J’ai envie de relire Cyrano et de le voir jouer le 31 par un acteur du solo théâtre!

J’ai adoré Jean-Michel Martial dans le rôle du cafetier aux mots qui touchent à tous les coups et à l’attitude positive contagieuse! Son monologue à la fin du film est incroyable et m’a donné envie de déplacer des montagnes pour écrire encore et encore! Merci Monsieur.

Dans ce film il n’y a que de grands rôles et c’est aussi cela que j’aime. Pas de jeune premier qui attirerait tout le scénario, ici les « petits rôles » deviennent puissants. Bravo à Igor Gotesman qui joue le fils de Coquelin et qui fait ici un travail d’acteur remarquable.

Si vous aimez le théâtre, le cinéma, l’art, que vous soyez artiste ou amateur, foncez voir Edmond. Toute la salle est ressortie les yeux pétillants et le sourire aux lèvres en répétant: « quel beau film, quels acteurs et actrices! ».

Vive l’art! Je pars créer!

 

Publicités

Et ta chatte , elle est douce?

Petite journée avec mon nouvel amoureux : le temps est gris mais les cœurs heureux. La visite de ma région a été agréable et la séance de cinéma fascinante.

Je dois partir et là la proposition qui tue: « tu pourrais t’épiler intégralement la prochaine fois pour notre soirée libertine? »

Colère.

Le dernier homme qui a osé dire qu’il n’arrivait pas à me pénétrer à cause de ma pilosité a été congédié. Je lui avais même rappelé que ma vulve n’était pas envahie et qu’a priori il ne devait pas tenter de me pénétrer par le pubis ou les grandes lèvres! J’avais fini par dire à ce maitre de pacotille qu’en levrette il ne devait pas y avoir de problèmes pour bien « viser »!

Alors concrètement je vais vous dire plusieurs choses. Tout d’abord libre à tous de se faire épiler où bon leur semble et de la manière qui leur convient. Moi j’aime le brésilien avec l’inter fessier dénudé mais chez l’esthéticienne. La mienne prend cinquante euros et il faut y aller tous les dix jours pour ne pas que la repousse m’insupporte. Je n’ai pas cent cinquante euros par mois pour ce type de fantaisies. Le rasoir je déteste, ça brûle, la repousse est hideuse tout comme avec la crème dépilatoire qui est une aberration chimique.

L’argument de « propreté » me hérisse les poils (on y revient toujours, rires). La nature protège notre intimité avec ces poils. Me lavant une à deux fois par jours, les microbes sont assassinés avant de contaminer ma délicate flore vaginale (là ça fait pub pour gel intime non?).

Stéphane Rose a écrit un livre extra sur la défense du poil. Moi je ne le défends ni ne l’attaque, je veux juste ne pas me demander si je suis « propre », « bandante », « sexy », « négligée », « sale », « moche » avec ma chatte!

Tu ne veux pas me lécher, pas de soucis!

Tu n’aimes pas, t’inquiètes pas ce n’est pas contagieux!

Tu préfères les sexes nus de petites filles, de stars du X ou de très vieilles femmes , c’est ton choix, absolument pas le mien!

Entendre de « libertins » qu’à certaines soirées l’entrée est refusée aux femmes non épilées me met hors de moi. Dans le mot libertin il y a liberté. Celle notamment de « venir comme vous êtes ». Si Mac Do nous accepte ainsi et pas les organisateurs de gang-bang c’est que l’injonction patriarcale et consumériste fonctionne encore mieux chez les particuliers « yé-yé » que dans les multi nationales! Flippant.  Il vous faudra des soirées standardisées où les hommes maigres seront refusés, ceux qui ne banderont pas des heures également. Peut-être faudra -t-il rajouter la nécessité de parler parfaitement anglais et français, sans accent de l’est ou d’ailleurs. Je pourrai rajouter qu’il me faudra des hommes musclés, de la couleur de mon choix, pratiquant ce que j’aime, se soumettant parfaitement à mes envies et caprices. Il faudrait peut-être aussi réserver ces soirées à une certaine catégorie sociale. Ne pas mélanger la vase avec l’or? Bien entendu les femmes de mes soirées devront être parfaites. Un peu rondes pour m’exciter, au sexe à l’odeur agréable, à la cyprine modeste comme moi pour ne surtout pas salir les draps. Ah et le lieu. Ancien, refait parfaitement, une soirée années 30 ou 50! Des repas végétaliens, bios, de saison, du maraicher local bien entendu…

Affreux? Oui!

Moi je veux des corps qui s’attirent, des corps qui se croquent, qui s’enflamment, des corps qui se veulent et se reveulent!

Je veux des cris, des fluides, des milliers d’odeurs!

De la diversité parce que le monde est beau!

Du respect et des caresses.

Du sexe doux ou performant, du slow ou du speed.

Je ne veux pas dans cette soirée connaitre ta vie, ton prénom.

Je veux une communion de corps.

Pour une nuit.

Peut-être plus si la vie nous sourit.

Laisse mes poils adoucir mon antre.

Laisse les porter mes odeurs quand il m’aime fort.

Apprends à être toi. Laisse moi être moi.

Respectons-nous.

Je ne serai pas avec toi ce soir-là.

Je suis trop libre pour être ce que tu espères.

Au revoir.

Vive les femmes et les hommes qui savent où ils voguent.

A bas les normes sclérosantes.

Je hais les injonctions humiliantes!

Lettre à vous qui cherchez la guerrière cruelle en moi

Voici quelques années un homme se présenta à moi pour s’offrir en cadeau d’anniversaire. Soumis maso fort érudit, il me plut au premier abord. Petite Chose supportait bien la douleur et adorait le faire en public ce qui était tout à fait excitant. Petite Chose n’était pas souvent disposé à sentir mes griffes, mes morsures et mes torsions de testicules. Des problèmes de santé selon lui… Rapidement je me lassais de « ses » jeux. Je n’étais que l’objet de ses fantasmes en fait.

Puis vint un homme dont la première rencontre fut extraordinaire. Une jolie connection. Un charme fou. Mais un switch qui rapidement se mit à refuser tout. Tes mains sont froides, je n’ai pas la tête à ça ce soir, je veux dominer dans ce donjon… Bref encore un syndrome du « je suis ton soumis tant que tu joues à « mes »jeux. »

Le dernier en date a été capable de se donner dans une position plus qu’embarrassante dans un lieu tout à fait inapproprié mais impossible pour lui de m’écrire quelques mots sur un papier. La rencontre charnelle n’ayant pas été encore faite je doute de ses compétences qui semblaient si prometteuses…

Heureusement il me reste mon Dévoué. L’homme parfait au cinéma, à la maison pour m’aider à nettoyer tout, l’homme des expos et des soirées lecture. Bien sur il ronchonne un peu et ses « euhhh maisss » sont légendaires. D’un simple sourire il me suit et succombe. Il a ce petit truc qui me fait être contente de son attachement et des ses progrès. Peut-être parce que , tout simplement, il ne m’est pas soumis mais dévoué….

Messieurs les soumis, je vous aime. Ne m’utilisez pas pour assouvir vos fantasmes. Je veux une ronde, une cascade entre vos désirs et les miens. Pas un sens unique. Je ne veux pas devenir guerrière cruelle utilisant vos corps uniquement pour me défouler. Cela n’a absolument aucun sens et beaucoup de Dominas savent le faire à la perfection.

Vous valez mieux que cela, laissez-moi mener la danse …

P.S: quand à toi qui interromps l’écriture de ce texte pour m’annoncer que l’amant de ta femme t’envoie la photo de son engin hors-norme, retourne te faire gifler par ta Muse. Je suis importunée par tes messages mais apprécie toujours autant tes images.

 

 

 

Hésitations de l’ombre de Véronique Joyaux avec les illustrations de Marc Bergère

Il m’arrive de lire de petits ouvrages aux hommes que j’aime. J’apprécie de plus en plus la lecture à voix haute. Mes enfants ne s’intéressent à l’écrit qu’ainsi d’ailleurs. Je les remercie. C’est avec eux que j’ai découvert ce plaisir.

Cet ouvrage est très plaisant à lire et je l’ai acheté parce que j’aime beaucoup le travail esthétique de Marc Bergère. J’ai découvert son travail sur un salon à Saint-Mandé où exposait An’K, une talentueuse jeune femme que je suis depuis un an maintenant.

Marc Bergère est un homme charmant avec qui il fait bon discuter art. Son trait qui se rapproche de la calligraphie me plait vraiment beaucoup. J’aime ses choix de couleurs aussi. Ses roses, ses oranges , ses turquoises m’émeuvent. Il ya des courbes, des couleurs, des émotions sur un simple aplat d’encre. J’aime la pudeur de son art. Je retrouve la puissance des haikus que j’affectionne particulièrement. C’est beau, c’est fort, ça me bouscule par sa légèreté et sa force paradoxale.

Aller le voir sur marcbergère.com

 

 

Paix- Néant- Amitié (texte sombre)

Amitié. Néant. Paix. Néant. Amour. Néant. Goût de vivre. Néant. Futur. Néant.

Ras-le-bol de ces injonctions au Bonheur.

Angèle, ramène ta fraise!

« Le spleen n’est plus à la mode, c’est pas compliqué d’être heureux, le spleen n’est plus à la mode c’est pas compliquéééééé »

Lalalilalala.

Néant. Vide. Même plus la force de vous pleurer.

Mes frères

Mes sœurs

Mes parents

Mes amis

Mes compagnes

Mes amants

Mes amours

Mes maitresses

Mes souvenirs…

Tournis. Gerbe. Je hais la vie!

Pouvoir/ Sexe/ Vol/ Viol/ Crimes d’Etat/ Cruauté/ Massacres/ Génocides/ Oubli…

« Tout. Il faudrait tout oublier. Pour y croire. Il faudrait tout oublier. On joue. Mais là j’ai trop joué. Ce bonheur. Si je le veux je l’aurai ».

Angèle. Bruxelles. Se faire sauter la cervelle.

Amitié. Néant. Paix. Néant. Amour. Néant. Goût de vivre. Néant. Futur. Néant.

Mon corps s’avance

Mon cœur est à toi pour toujours mon amour

Mon âme n’est déjà plus…

Ligne8 , école vétérinaire de Maisons-Alfort, 22h17, mardi 18 décembre 2018: incident voyageur.

NEANT

PAIX

AMITIE

PAIX

AMITIE

NEANT
AMITIE

PAIX

définitivement NEANT

Néant-Paix-Amitié (version heureuse)

Laetitia parle trop. Définitivement trop.

C’est pour cela que je l’adore. Elle en fait des tonnes sans jamais se perdre dans ses excès. Excès de sentiments, excès de plaisirs, et même excès dans sa façon de s’habiller.

Samedi elle a fêté Noël avant l’heure. Talons noirs presque fades. Collants rouge sang. Robe années cinquante dos nu vert sapin. Pull en cachemire rouge. Température dehors: cinq degrés!

Même pas peur! Même pas froid! Allez comprendre, ça doit être ça la « magie de Noël »!

Aux oreilles ma chérie portait ses créoles « Hétaïre » et au cou son collier « Gourgandine ».

Laetitia elle assume tout. Ses kilos en trop, sa petite bouche gourmande, ses pieds de gamine espiègle et ses mains d’enfant qui frappent trop fort parfois…

Le soir quand elle rentre ma princesse cultive l’amitié entre femmes en racontant à ses amies ses aventures amoureuses et sensuelles. Moi je l’attends. J’attends patiemment qu’elle achève sa énième version du mec parfait qu’elle vient de rencontrer. Mec qu’elle ne trouvera plus si « frais » dans trois mois… Le drame de sa vie!

Du coup inlassablement je l’attends. Seul. Bien au chaud. Dans notre grand lit. En paix.

Enfin elle apparait dans un yakuta de soie après sa douche du soir.

Elle adore me couvrir de baisers, m’aimer en mode « pleine conscience » (titre bizarre de son dernier livre de développement personnel).

Elle n’a de cesse de me dire combien sa vie à mes côtés est riche et belle. Combien je lui permets de savourer sa vie. Combien une simple balade en forêt avec moi est un voyage.

Quand, épuisée par sa vie de bohème, elle me sert dans ses bras, je suis le plus heureux.

Douce nuit Néant, mon Shar Pei adoré, à demain. ».

 

Contrainte: mettre les trois mots dans un texte positif en quinze minutes.

 

Appelez-moi Nathan de Catherine Castro et Quentin Zuttion

Lila a des seins qui poussent et cela la rend folle. Ses parents, sa copine, ses camarades de classe ne la comprennent plus.

Pourquoi cette colère, ces scarifications, cette souffrance?

Lila est Nathan. Dans son cœur, dans son âme, depuis toujours.

Mais son corps ne correspond pas à son être.

Cette bande dessinée est « la fiction d’une très belle histoire vraie » et je l’ai adorée.

Tout y est sans vulgarité ni pathos. Les larmes et la colère font vite place à l’amour et à la ténacité. A lire et à faire lire à ses enfants adolescents.

La belle absente de Séverine Vidal, Constance Joly et Barroux.

Images vert gris nausée, parsemées de rouge. Un homme. La Belle Absente.

Qui le hante.

Le dévore.

Lui fait perdre l’envie de vivre.

Et puis il y a ses parents à cet homme torturé.

Bienveillants.

Confiants.

Tout va s’arranger.

La mer est là.

Rencontrer cette femme.

Se sentir vivant.

Lui faire un enfant.

Mettre la Belle Absente très en colère.

L’écouter nous révéler son secret.

Le secret qu’elle partage avec cet homme.

Vert gris nausée.

Rouge.

 

Une merveille, à lire et à regarder…

Vive 2019!

Le verbe qui ira avec 2019 sera « se recueillir ».

Un verbe tout doux pour une année sous le signe de la légèreté, de la nature et de l’essentiel.

Lire, écrire, réinventer ce blog en y mettant moins de moi et plus de fiches de lecture, moins faire de photos et s’amuser encore plus avec mes photographes préférés.

Avancer ce film. M’ouvrir à d’autres projets le cœur léger. Savourer cet atelier avec une auteure que j’adore…

Je veux avancer au rythme des saisons, lentement, entourée de ceux-celles qui resteront à mes côtés même sans réseaux sociaux.

Cuisiner, décorer mon intérieur, photographier, jardiner.

Choyer et éduquer mes enfants.

Faire avancer ma chienne vers plus de sérénité.

Danser, pratiquer l’auto-hypnose, devenir patiente de ma modèle, me réorienter enfin vers ce qui me fait vibrer. Etudier.

Et puis voyager. Seule, en famille ou en groupe.  Ici ou là.

Envie de Mauritanie, de Florence, de mon Alsace d’enfant.

Réduire mes besoins pour économiser: pour aider, pour partir loin, pour aller enfin à l’essentiel.

Profiter de Paris et de ses charmes. Aller avec eux-elles en concert, en expos, à des vernissages. En faire des moments d’exception.

Prendre du recul sur ces « nous » qui sont utopiques en 2018 quand j’écris ce texte.

Oublier pleurs et colère. Ne garder que le charme.

Aimer encore mais autrement et moins fort. Protéger mon âme et mon cœur, honorer mon corps.

Prendre le temps.

Me lever très tôt et savourer mes six douceurs du jours.

Savourer des plats sains et nouveaux.

Lire enfin les magazines de qualité auxquels je suis abonnée grace à toi.

Flâner dans cette ville charmante dont je ne me lasse pas.

Me perdre en forêt et revenir fière des nouveaux chemins découverts.

Me faire dorloter.

Recevoir cadeaux, attentions et beaux sourires.

Offrir mes effluves à ceux qui savent être toujours libres et endurants.

Prendre du recul.

S’effacer un peu.

S’aimer.

Rire.

Se recueillir.

 

Belle année 2019!

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑