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LaDouce au pays des Merveilles

Déambulations d'une tendre curieuse

Lettre à ton Dieu

Je vous écris aujourd’hui pour vous parler d’un homme que j’aime par-dessus tout.

Il doit en ce moment même honorer votre nom que j’ignore, n’étant pas de même confession que lui.

J’espère que par moment, sous ses paupières, mes formes délicieuses lui apparaissent.

Je l’aime. Il m’aime. Le destin nous protège en m’imposant le secret. Secret qui me tord l’âme, le corps, le cœur parfois. Le soir surtout où son rire, sa peau, ses idées, son entrain à vivre, me manquent cruellement.

Avec lui tout est simple.

L’amour qui nous guide et grandit jour après jour.

Les projets qui s’accumulent avec nos envies.

Les sorties qui nous étincellent.

Mes propositions trouvent toujours un écho chez lui. Je peux lire une oeuvre complète en trois heures dans une forêt, chercher notre parfum, porter ensemble les bagues de sa maman… Tout fonctionne. Alors que tous les autres trouvent mes idées farfelues, lui me glisse des « fonce » partout. Je veux danser avec des femmes jeunes, sublimes, et professionnelles en compagnie? Il me soutient. Je veux participer à un concours d’écriture de nouvelle à composer en une nuit: il m’applaudit! Toujours là pour moi, pour soutenir mes envies, mes projets, mes folies.

Notre sensibilité artistique, nos envies de lecture ou de cinéma, nos lectures, tout s’harmonise et se mélange avec délice.

Mais c’est quand nos corps s’emmêlent que la magie de la création sensuelle est à son apogée. Dans ces instants les heures s’arrêtent pour contempler nos torsions, nos luttes, nos unions fabuleuses.

Dans l’intimité d’une chambre, la noirceur d’une rue mal éclairée, le blanc d’une salle de bain et que sais-je encore, nos corps se dévorent.

Oui Monsieur (je ne sais si je peux me permettre de vous apostropher ainsi), nos corps expriment un langage à eux seuls à nul autre pareil.

Un langage fait d’odeurs, de fluides, de chaleurs. Des corps violentés, ouverts au-delà des possibles, caressés et claqués. Des corps qui se dévorent, s’adorent …

Nos unions ne donneront pas d’enfants à votre peuple sacré. Elles ne sont là que pour nous faire vibrer. Nous ne sommes pas des corps de modèles photo. Nos enveloppes ne sont pas spécialement harmonieuses de nature. Mais voyez-nous assemblés. Observez. Osez baver avec nous, crier à nos côtés, jouir plus fort que nous deux réunis peut-être aussi.

Il y a de vous dans nos corps-à-corps. Du divin au-delà de l’humain.

Savez-vous comme sa bouche embrasse bien? Comme sa langue sait mieux que les autres boire ma source et me faire hurler? Elle sait dilater mon anus, faire jouir mes oreilles, exciter outrageusement la salope d’amour que je ne suis qu’avec lui.

Ses mains qui serrent mes seins, se perdent dans ma chatte, tentent d’ouvrir mon autre fente, sont fines et musclées. De sa main droite aux ongles longs, il sait griffer ma peau laiteuse qui s’offre en parfaite innocence à elle. Chaque rencontre nous rend encore plus fou de nos peaux, de nos souffles, de nos sexes. Trois ans, trois mois, six jours qu’il me prend, me désire, me dévore.

Trois ans, trois mois, six jours pour qu’il change de cap. De vie. D’envies.

Une page est tournée, terminée. Notre premier livre est fermé. En partie oublié parce que vivre dans le passé ne fait pas avancer.

Mes larmes se glissent entre mes yeux de chienne lubrique, de salope d’amour, de souris chérie. Je ne veux plus rêver. Ni de lui. Ni d’elle. Ni d’eux. Ne plus rêver mais avancer. Et savourer ces heures précieuses une ou deux fois par mois. Si peu depuis si longtemps déjà. Si peu et tant à la fois…

Aujourd’hui il vous prie de lui pardonner ses péchés. Je dois en être un gros au-delà de mes 93 kilos (rires, parce qu’il faut savoir rire de tout).

Si j’étais déesse je nous regarderais avec joie. La vie se promène en nous. Nos corps enlacés , filmés, photographiés, sont captivants et très  excitants. Je garde mes yeux d’enfant devant lui. Ses yeux qui disent: « et si on jouait que l’on était un vrai couple. Multi mais officiel aux yeux du monde. Poly mais protégé par ton dieu et le mien ».

Je l’aime. Encore. Très fort.

Elle est à lui. La seule. La véritable femme de sa vie.

Egoïstement, doucement,  humblement, tendrement,  je vous demande encore de me le confier. Pour quelques heures. Quelques nuits. Quelques vies aussi.

J’avais si peur de l’amour avant lui. Il m’a guérie. Laissez-moi continuer cette romance quelques années encore.

L’année prochaine je prierai pour lui. Je vous parlerai de femme à Dieu. Son Dieu. Je vous murmurerai combien vous devez me pardonner et combien mon amour est pur et désintéressé. Je vous parlerai de nos rires, de nos jeux, de notre amour aux pratiques qui n’existent pas dans vos textes sacrés. Je vous expliquerai le plus doctement du monde combien je le rends meilleur et fidèle à vos enseignements. Et puis je vous supplierai de me le laisser vivre encore longtemps à mes côtés. Pourquoi j’ai besoin de son amour, comment son corps m’appelle lorsque j’urine ou mange un melon d’eau. Je vous ferai oublier vos textes de lois et vous me sourirez.

Alors je serai prête à éteindre cette étincelle qui vacille chaque jour un peu plus. Alors je serai là, prête à rejoindre l’au-delà loin de ses bras…

 

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Elle danse

Elle danse partout depuis quelques mois.

Dans sa toute petite salle de bain.

Dans sa chambre.

Dans son salon.

Son jardin…

Elle danse sur ce parking froid d’hôpital tôt le matin et même le soir.

Onduler.

Vibrer.

Danser pour plaire à la lune, au soleil et même aux étoiles…

Et puis hier elle a remis son académique. Serré. Joli. Joyeusement.

Sentir le corps se rappeler.

Se contorsionner.

Fusionner avec ce sol qui trouble ses appuis.

Bruit de son souffle.

Sourire aux lèvres.

Danser.

Enfin libérée.

En sueur.

Heureuse.

 

 

Mardi 2 octobre il y aura un vernissage d’une super expo au 59 rue de Rivoli. Performance de danseuses contemporaines à voir ! Bisous

 

 

Et ses mains dansent sur moi…

Journée habituelle de repos: enchainer courses, sorties du chien, maintenance de la maison, écrire si j’en trouve le temps…

Machine à laver le linge: les robes s’engouffrent, prêtes à être en osmose avec l’eau et la lessive toute douce.

Ma main s’égare soudain sur une fermeture en partie ouverte. Temps suspendu. La routine se brise. Je n’ouvre jamais mes fermetures éclair. J’enfile toutes mes robes sans les ouvrir, les laissant s’ajuster sur mes formes librement.

Je m’arrête un instant, observe cette plaie dans le dos de ce vêtement. Ma robe noire aux volutes pailletées brille de mille feux. Et soudain je souris.

C’est toi qui me l’a retirée ainsi. Dans ta précipitation de me déguster encore, tu l’avais forcée. Ma robe avait été arrachée sans ménagement pour que tu puisses m’attraper par les cheveux et me mettre à genou devant ta queue déjà grosse du désir de me prendre avec violence.

Je t’avais enfoncé dans ma bouche, à en avoir des spasmes, ceux que tu préfères voir dans les yeux de tes femmes-proies.

La suite avait été parfaite. Un canapé mille fois fréquenté. Une lumière douce. Un verre de Cointreau très parfumé pour cacher son pouvoir; celui de me rendre à nouveau ivre de toi.

Jambe droite sur le bord du canapé, cheveux sur l’assise, mes seins écrasés par tes mains puissantes en appui sur mon dos, j’hurle. Tu me prends sans ménagement, la machoire crispée, les yeux de lion arrachant la vie à la gorge d’une gazelle. Je suis tienne comme personne d’autre à cet instant. Putain forcée de partout: bouche, cul, sexe. Je coule , je crie, je vibre, j’explose.

Tu me griffes après avoir battu mes fesses trop douloureusement. Tes traces ne tiendront pas et au matin elles auront disparues, comme moi.

Dans la voiture des dessins discrets habilleront mon bras recouvert de ton pull. J’aime me livrer encore corps et cœur pour toi. Dans les cordes. A ta merci. Offerte à tes doigts, à tes stratagèmes pour exciter ma vulve, mon périnée, mon anus et mon clitoris. Mon âme n’est plus à toi. Tu avais tout autrefois. Aujourd’hui il te reste des instants. C’est mieux ainsi. J’ai rangé l’Amoureuse, la Passionnée, la Dévouée dans une jolie boite qui ne s’ouvrira plus pour toi. Probablement plus pour aucun homme désormais.

Feu rouge, je ferme les yeux. Me viennent des ondulations sur ton sexe au petit matin. Je jouis toujours autant quand je te monte. Tu deviens mon petit chéri adorable au sexe puissant que je glisse là où mes chairs l’appellent. Et j’aime toujours beaucoup cela. Sur ce lit que j’ai cassé, au sol, ailleurs aussi.

Coup de klaxon « Connasse, avance c’est vert! ». Ma réponse est directe: « Moi aussi je t’aime ». Nos chemins se séparent. Je tourne à droite, mon irascible suiveur à gauche. Je suis Force et Amour, Bienveillance et Courage. Célibataire entourée d’ardents amants et de quelques amoureux… Ma Nouvelle Moi. Celle que je peaufine depuis cinq ans. Celle qui nait de ses chaines et de ses larmes. Celle révélée par vos lèvres fiévreuses, vos sexes majestueux et vos cœurs attendris.

Je repense à ce « nous » qui n’a jamais existé et je ris. Tu as tué l’Innocente mais créé la Guerrière. Un jour je te remercierai autrement que par un texte lancé au hasard sur la toile…

Ton pantalon serre mes fesses comme tes mains ce matin. Ton pull fait pointer mes tétons que tu as mordu avec force. Les cordes inscrivent leur beauté dans ma peau pour quelques heures encore.

J’aime tourner les pages de mes amoures et en relire certaines parties de temps en temps. Je t’ai aimé pour des raisons qui existent, pour certaines, encore. Continuons à nous voir quelques rares nuits par an. J’aime bien me dire qu’un autre matin, je trouverai une fermeture éclair ouverte sur ma robe pailletée…

Porte d’entrée à mes désirs inachevés, à mes envies, à mes folies.

Lire, lire et lire

Ma vie évolue depuis des années et je profite du calme estival sans enfants ni compagnons de vie pour lire.

Lire tout le temps, partout, sur tous supports.

Le matin en buvant un café c’est  ma liseuse que j’utilise. Une liseuse achetée il y a trois ans environ pour pouvoir savourer des lectures érotiques sans subir le regard désapprobateur des parents d’élèves à la sortie des classes. Rires. Ironie du sort: cette petite Kobo qui fonctionnait mal marche enfin à merveille. J’ai l’impression qu’elle a senti que j’allais la remplacer par la Clara HD prochainement si elle continuait à refuser de s’allumer!

Viennent ensuite mes centaines de livres lus ou en attente que j’adore. J’ai beau me dire que je ne vais plus en acheter, que j’en ai encore pour au moins six ans de lecture à raison de six livres par mois, rien n’y fait: je craque encore! Je tente néanmoins de privilégier de beaux ouvrages et en nombre limité. J’ai aussi poussé la porte de la revente de livres et du don dans une boite aux livres près de chez moi. J’arrive ainsi à avoir autant de livres achetés que de retirés après usage. Une nouvelle habitude de vie nécessaire vu l’espace énorme occupé par ces livres papiers que je suis seule à lire (Monsieur lit deux trois livres par mois qui partent à la boite aux livres et les enfants ne lisent presque rien). Je reste accroc au poids des livres, à leur odeur, au plaisir de tourner les pages, de voir la pile de livres qui m’attend sur ma table… Je sais qu’à long terme je rêve de n’être entourée que de mes beaux livres et de mes livres refuge mais je ne suis pas encore prête. Comme pour le sevrage digital, je me soigne en ne poussant qu’une fois par mois la porte d’une librairie. Cela m’évite de dépenser trop pour des livres que je ne lirai pas avant longtemps probablement…

Depuis peu je me suis remis à écouter des livres audio dans la voiture. Avec plus d’une heure de trajet cela me permet d’accéder à une oeuvre d’une manière différente et plus dynamique. Il y a quatre ans je n’avais pas aimé l’expérience, n’arrivant pas bien à me concentrer sur le texte et la route. Heureusement aujourd’hui l’exercice me semble aisé et j’adore cela. Je vais d’ailleurs repasser commande pour quelques ouvrages ce soir en rentrant du travail, ayant épuisé mes deux derniers opus.

 

Je retrouve en ce bel été le plaisir de la solitude de la lectrice que j’étais autrefois. Je me gorge d’aventures, je tremble d’effroi, je ris avec mes héros. C’est un grand plaisir avant l’ouragan de la rentrée, une joie douce et solitaire que je savoure…

 

Firenze je t’aime…

Florence est une ville qui me captive. J’ai eu la chance d’y passer quelques jours cet été et il me faut y revenir.

Florence c’est d’abord des couleurs. Chaudes, lumineuses: de l’ocre, du rose, du beige lumineux. Je me suis aperçue que cette ville envoûtante ne m’a pas laissé une minute pour la photographier à la hauteur de sa majesté. Une première bonne raison pour y retourner l’an prochain. J’ai des idées de shooting dingues!

Florence regorge aussi de musées et de ruelles historiques à voir. Ma tribu étant allergique aux musées, c’est à pieds que nous avons découvert certains lieux anciens. Là encore ma frustration me fera découvrir prochainement le musée Galilée, la Synagogue et d’autres lieux à définir pour mon retour.

Si vous allez en Italie soyez zen au volant! La conduite parisienne est très calme à côté de celle italienne, florentine ou milanaise en particulier. Là-bas tout le monde circule en deux roues: la mamie qui part faire ses emplettes comme le cadre de trente ans moulé dans un costume impeccable d’un bleu qui me laisse rêveuse. Les parking à vélos ou vespa sont immenses! Je vais faire réparer mon vélo vintage rose. Il ira parfaitement dans mes rêves de Florence. Si en France on roule avec des vélos hors de prix et principalement le week-end quand le temps le permet, à Florence tout le monde chevauche des vélos anciens qui fonctionnent parfaitement. Décathlon n’est pas partout. La rouille si. Mais j’adore ça. Vivre avec ses objets et non en faire des bibelots bloqués à la cave, voilà le but de toute possession non?

Je me suis régalée de pâtes et autres glaces onctueuses aux parfums étonnants. Les citrons moelleux, parfumés, remplis de jus marqueront également ce temps suspendu florentin.

J’ai un an pour maitriser mieux le BABA en Italien et préparer mes visites (musées, restaurants, lieux remarquables….). Un an pour apprendre à me servir encore mieux de mon fidèle Canon. Il me sera d’une grande aide pour capturer la beauté de cette ville unique au monde. En attendant je vais continuer à cuisiner mes pâtes al dente, à créer des glaces onctueuses au Thermomix (il faut bien qu’il serve ce cadeau) et à faire du vélo dans ma ville et aux alentours. Merci à toi de m’avoir conseillé de voir le soleil se coucher place Michel-Ange. C’était incroyable d’autant plus que cette nuit là l’éclipse rendait la lune rousse. Ce serait chouette de partir à plusieurs en mai, pour mon anniversaire à Firenze…

On se prépare cela les ami-e-s?

 

Et mon jasmin dépérit…

Il faudra un jour m’expliquer pourquoi c’est si difficile en ce moment avec toi.

Pourquoi je te sens et sais si loin de moi.

Je nous voulais ensemble autrefois. Deux êtres libres de s’aimer.

Aujourd’hui tu brûles tes dernières fois avec elles, avec eux, loin de moi.

Oh bien sur je ne voudrais pas que ce soit avec moi que tu t’installes. Pas actuellement. Un peu quand même. Tu vois je ne suis pas encore complètement guérie de mon idée idiote de prince charmant avec qui partager cuisine, guitare et chaussettes sales. Rires.

Sérieusement, écoute un peu.

J’aime plus que jamais ma liberté et je recherche abondamment une saine solitude. Loin des réseaux sociaux. Loin des relations amicales , parfois en plus horizontales, agréables et chronophages.

J’ai appris à vivre sans un lion à mes côtés, sans certaines amies, sans amoureux transi. Entourée mais seule. Et cela me va.

Par contre ne plus te lire que par sms ponctués de « je suppose » dignes de mon père, je ne peux m’y résoudre. T’appeler à l’aide et ne recevoir que des heures après trois sms que tu aurais pu envoyer à ta concierge, je refuse. Te voir ne pas confirmer  un rendez-vous parce qu’il y a une superbe expo qui se termine, là j’avoue ça me blesse…

Où sont tes éclats de rire, tes mots doux, ton amour grandissant pour moi que tu me criais pendant mes vacances? Mon retour t’a déçu à ce point? Je ne sais que penser. Ce que tu m’offres aujourd’hui ne ressemble à rien. Rien de ce que j’ai vécu en 3 ans deux mois et quelques jours avec toi. J’ai peur et je suis en colère, je suis effondrée et mélancolique. Tout passera.

Il faudra un jour m’expliquer.

Mon jasmin d’intérieur était magnifique à mon retour de vacances. Depuis dimanche il dépérit. Je l’ai arrosé ce matin. Je crois encore en sa survie. Il finira peut-être par mourir à force de dépérir. Comme mon amour pour toi…

Silence

Je t’aime. Tu le sais. Tu le sens.

Je t’écris. Trop. Très souvent.

Paradoxe de mon amour paisible pour toi: je suis envahie de questions lorsque tu ne me réponds pas. D’amour paisible je vire à l’amour possession et questions.

J’ai mal aimé autrefois, me souciant de l’autre plus que de moi, me laissant envahir par des désirs et des rêves fantasmés. Je ne veux plus revivre cela. Ni avec eux. Ni avec toi.

Ce matin je me lève sans réponse de ta part. Encore une fois. Je sens mon cœur se serrer puis se diluer. Et je souris. J’aime nos moments de paix et de silence. Pourquoi , à l’écrit, je recherche le bruit?

Je ferme les yeux et tremble. Ta main attrape mes seins, les malaxe, les caresse. Ta bouche me dévore et d’entre mes cuisses nait ce désir qu’aucun autre homme ne fait grandir comme toi.

Tu t’allonges sur le dos, en silence. Ta main caresse mes cheveux tandis que je t’explore. Toujours le même rituel: tes épaules, ton cou, parfois tes lèvres, ton ventre dont je tire la peau fine et douce. Tu trembles lorsque je m’approche de tes hanches et que je te griffe légèrement. Un jour tu jouiras de mes morsures et de mes griffes ivres du désir de te posséder.

Ma bouche ne se lasse jamais de ta peau, de son velouté, de sa chaleur, de l’absence d’odeur… J’aime sa délicatesse de femme, ses volumes, ses tatouages aussi.

Te prendre en bouche, remarquer ton grain de beauté caché, te faire plaisir en gobant ce gland que j’aime tant. J’ai mis longtemps à te sucer avec tact, à sentir tes minces contours, à définir ta longueur. Aujourd’hui je sais te prendre en bouche, te lécher puis te gober, te faire frissonner. Ceux qui critiquent les petits sexes devraient te déguster: tu es parfait en bouche. Ton sexe délicat est fait pour moi, partout, de ma bouche à mon cul, de mon sexe à mes doigts.

Et puis tu m’embrasses, la bouche parsemée de tes gouttes que j’ai conservées sur ma langue pour toi. De ta main gauche tu me caresses, de la droite tu enfiles ce préservatif qui nous rappelle que je ne suis pas exclusive mais libre de jouir dans d’autres bras.

Je m’allonge sur le dos et te laisse agir. Encore une fois je ne te vois presque pas tant je jouis fort, les yeux fermés par les vagues de plaisir. Ton corps entier me prend, des pieds à la tête, de tes doigts à ton sexe. Je suis support de tes pulsions, caverne de nos plaisirs, femme offerte à l’homme qui la comble plus que tout autre à cet instant.

Mon sexe pulse, il est prêt à couler mais n’ose pas. Bientôt j’inonderai tes draps Mimosa. Tu attends en sueur que mes cris cessent. La chambre redevient silencieuse, j’ouvre les yeux, admire ta bouille et tes bras musclés qui me maintiennent encore fermement.

Tu es couvert de sueur , attends un peu, me prends plus bas et me chavire encore plus. Mon cul est pris d’une traite, les spasmes me dévorent, tu m’étrangles pour mieux me posséder. Je suis si loin de toi dans ces moments là, si loin de tout, si bien…

Tu changes de position et frotte ton bassin sur le mien je ne sais pas comment. Mon clitoris est massé , mon sexe est stimulé, mon cul est rempli de ton désir pour moi, de ton attente de ce dernier cri.

J’hurle comme si je devais mourir à cet instant, d’un cri aigu , puissant, qui ondule vers du plus rauque. Un son des profondeurs de mon corps, un chant des ancêtres, une mélodie qui vient des débuts de l’humanité. Je ne suis rien. Plus rien de connu en tout cas.

Je suis plaisir absolu, Vie éternelle, déesse réincarnée, joie de t’aimer et de te désirer, fierté de m’unir à un homme incroyable dans ces unions sensuelles, un être qui ne se dévoile pas beaucoup autrement que dans ces instants là.

Je serre le matelas de ce lit à m’en briser les doigts, je fonds en lui, je rugis. Tu te mets en transe et rugis avec moi. Fin de l’union. Silence. Nos soufflent saccadés trahissent encore nos ébats.

Tu trembles quand tu pars chercher l’eau fraiche en bas. Tu sais je suis une spécialiste des tremblements de jambes des hommes que je garde affectueusement dans mon lit. Heureuse de t’inscrire dans ce club des cinq que j’adore et privilégie.

Je me glisse dans tes bras. Savoure les silences de la nuit. Mon cœur se calme. Mon corps réapprend à vivre sans toi en lui, sur lui.

Pas de cigarettes après l’amour, pas de balançoire ni de jardin. Petit serrement de cœur en partant: je vais encore trop t’écrire et toi ne pas me suivre. Il faut vraiment que j’apprenne à cultiver nos silences partout, dans tous les pays, chaque jour et chaque nuit.

Pour te garder un peu encore dans mon lit. Pour ne pas perdre cette quiétude que j’ai à tes côtés même si tu me rappelles trop d’hommes pour qui je me suis brûlée les ailes.

Ne pas me projeter. Juste savourer. Le peu que tu sais me donner: ton corps à nul autre pareil et qui est pour moi perfection absolue, ta sensualité et ta générosités qui me font orgasmer et jouir des heures durant sans répit, tes moments de paix autour du feu de nos cigarettes.

Aide-moi à savourer cette trêve dans ma vie.

Apprends moi les silences.

Et l’absence…

 

Retour à 300 km/h

Après des vacances multi nationales, retour pour un mois d’août très mouvementé pour cause de manque de personnel.

Pour faire simple je vais travailler 4 jours avec 1 repos puis 4 jours (dont un de 6h30 à 22h) avec 1 repos puis 3 jours avec 1 repos suivi de 6 jours!

Pour un 80% il me manque 6 repos hebdomadaires en 3 semaines!

Vive l’hôpital qui tire sur la corde!

Souhaitez-moi de bien dormir pour ne pas exploser…

Conclusion: je vous aime, vous adore mais en août je ne suis pas là.

Bonus: j’ai beaucoup de jours de libres en septembre: vous me raconterez ces deux mois de bronzage et de belles rencontres autour d’un verre sur Paris ou près de chez moi!

Au square

De ton passé en Roumanie te rappelles-tu des parcs pour enfants? Il devait y avoir comme en France, des mères qui envoyaient des pupici, des bisous, à leurs merveilles chancelantes?

Aujourd’hui je regarde la mère de Milan, distraite au téléphone, chercher son enfant qui part hors du parc avec sa petite copine.

Milan et sa blondinette. Six ans à eux deux.

Quel enfant étais-tu Vlad?

Je t’imagine beau comme ton père, le regard fier, le même que celui dont je ne me lasse pas aujourd’hui.

Grimpais-tu comme ces jumelles au combishort saumon identique, sur les marches menant au toboggan le plus haut? Ressentais-tu la peur, quand, arrivé à sa cime, tu appréciais la hauteur, le dénivelé de ce jeu?

Milan repasse devant moi. Il tient son amie fièrement par la main. Ils sont très beaux. La petite fille porte une longue robe débardeur jaune. Elle est heureuse. Milan fier. M’emmèneras-tu un jour ainsi dans Bucarest? Ta ville.

Cri insupportable près de mon oreille droite puis mouflet qui hurle. Il ne veut pas partir. Papa se fâche. Maman supporte. Petit homme tu voles sous le bras gauche de ton père, parallèle au sol. Ta colère est violente. Vlad tu devrais la crier ta colère maintenant. Pour avancer. Tu as fui le communisme, les malheurs, un pays dominé par des politiciens brigands. Alors hurle que tu aimes encore ta femme, que tu ne supportes pas son absence. Hurle que je ne la remplacerai jamais. Hurle que ta mère te manque, tes amis là-bas aussi…

Mères africaines. Assises sous un arbre. Majestueuses. Belles. Détendues. Celle du milieu prend un appel puis continue sa discussion avec ses consoeurs. Mixité. Egalité. Diversité.

Un petit enfant noir s’approche de moi. Trois ans. Il s’avance, me dépasse, urine. Jet impressionnant. Le vent est dans le bon sens. OUf! Je suis sauvée! Visage qui se détend. Le petit est bien. Je l’envie. Il va me falloir m’offrir un pisse debout pour l’Italie. Besoin d’être l’égale des hommes. Encore. Toujours. Plus que jamais.

Une petite fille à la robe bleue, au bandeau blanc, ivre de joie, s’approche. Elle a réussi un grand numéro de dressage: faire voler un pigeon! Rires lorsque ce dernier descend les trois marches. Joie simple. Primordiale. Joie que l’on perd en grandissant.Joie qui ne t’étreint plus.

Pourquoi es-tu si profondément triste, si profondément attiré par la noirceur de la vie? Tu me dis que tel le Phénix tu renaitras de tes cendres et deviendra lumière. Mais pourquoi croire que ce passage se fera en traversant les horreurs de l’existence. Laisse-moi te guider et te faire rire. Ecoute ma voix douce qui t’apaise.

Je tiens déjà à toi. Ne fuis pas. J’ai encore plus peur que toi…

Je veux être cette fillette qui chevauche un vélo vert fabuleux et passe du coin foot des préados au bac à sable des marmots. Je veux que tu sois cet enfant qui rit avec sa mère. Encore une fois.

Bruit de scooter. Agressif. Trop fort. L’homme est en manches courtes, short et roule sans casque. Toi c’est en moto, casque, blouson, chaussures de sécurité, gants, que je t’ai retrouvé. Pour une balade. A 140 sur l’A15, blottie contre ton corps d’homme. Blottie comme ce bébé dans une poussette, jouant avec ses cubes. Petits pieds libres, loin des chaussures de princesse qui forcent les cambrures. Protection contre les accidents du sol mais freins à la Terre et à son énergie.

Vlad je t’en prie, ne sois jamais comme cet homme qui rentre du travail. Veste classe, chemise blanche, jean décontracté, sac à dos cuir. Il s’assoit près du bac à sable, ne décroche pas de son portable. Comment fait-il pour ne rien voir de ce qui l’entoure?

Il faudrait qu’il nous rejoigne, Philippe, Patrick, Sybille, Marc et moi.

Qu’il aiguise son oeil, qu’il voit.

Quoi? Ce qu’il voudra!

Mais qu’il observe la Vie qui passe et repasse

Les cris

Les appétits

Les envies

Les petits…

La Vie

Notre part de Vie.

 

Dernier challenge de Marc: noter les scènes d’un square pendant quinze minutes. Ecrire un texte en 30 minutes en incluant ces scénettes. Merci aux sujets actifs de ce texte. Merci à Vlad.

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