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LaDouce au pays des Merveilles

Déambulations d'une tendre curieuse

Mon artiste préféré

Aaron Clic est le photographe pour lequel j’aime le plus poser.

Lorsque l’on joue comme moi en photo, il faut des photographes pro mais qui ne commandent pas. Je déteste de plus en plus les petits chefs au travail et dans ma vie privée, ce n’est pas pour les subir dans mes activités de loisirs.

Je ne fais que des collaborations, personne ne rembourse mes produits de maquillage ni ne paye mes frais de déplacement et je ne touche pas un centime sur les photos produites. Du coup cela me laisse une grande liberté.

Je peux choisir avec qui travailler, pour quel projet et en partie, dans quelles conditions.

Le stressé de la vie qui veut mon menton dans l’angle précis et crie si ma mèche tombe sur mon oeil, ce n’est pas possible. Idem pour la stressée du matériel qui met deux heures à ne pas gérer poses et lumières! Je suis patiente, douce mais j’ai mes limites. Autant ne pas perdre son temps d’un côté comme de l’autre.

J’aime les univers variés et je ne cherche pas à être « belle » ou « désirable » sur mes photos. J’ai la chance d’aimer mon corps et ma petite bouille. Je connais mes limites esthétiques et physiques tout comme mes points forts. Dans la vie comme dans la photo je suis créative et curieuse. Transformez moi en minéral sauvage, en encordée végétale, en princesse des fleurs ou en danseuse aux voiles et je fonds!

Cherchez mes laideurs et mes peurs et je fonce!

Avec Aaron chaque séance est programmée. On sait tous les deux ce que l’on souhaite. Espace, lumière il gère et je m’installe. Pas d’inconnu. Du grand professionnalisme. Mon menton sera peut-être trop haut et ma mèche de cheveux dans mes yeux mais Aaron sera doux pour me corriger. Pareil pour les lumières : s’il faut les travailler ce sera fait mais sans stress et pour le meilleur de la photo à venir.

Aaron laisse aussi, et je l’adore pour cela, un temps de liberté. J’ai ainsi pu danser cheveux et voiles au vent un soir. Un ami modèle a aussi pu proposer une pose que j’ai transformée et qui a créé une photo brute qui fait partie de mon top dix.

Une belle photo c’est aussi et surtout une belle rencontre. Lorsque je pars de chez lui je suis zen et rassurée sur l’état du monde. Il y a encore des hommes à aimer pour leurs qualités, leurs idées, leur art. Il y a encore des projets et des expositions à préparer puis à finaliser.

Encore une fois foncez si vous voulez jouer dans ces univers. Chaque artiste doit être un brin humaniste pour toucher ses semblables. Lorsque ces derniers sont ses modèles, il arrivera à graver leurs lumières sur ses photos.

Une expérience magnifique que je vous recommande.

 

Bisous Aaron Clic

 

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La vérité pour plus de liberté

Je t’aime. A ma façon. Fort. Je te dois la vérité.

En tant que femme en couple je suis un plan q cool coincée dans sa petite vie pour les queutards de Meetic and co.

En tant que libertine avec des libertins je suis une bonne pote à recontacter pour des soirées sympas.

En tant que polyamoureuse je suis une emmerdeuse (rires).

En tant que baby Domina je n’attire que les « pas trop fort », « fais-moi jouir ainsi » ou les « pas de traces ni de collier please ».

Du coup j’ai tenté le « femme seule avec trois enfants et un chien ».

Peu de dragueurs: la mère de famille n’attire pas.

Une belle rencontre. Début mars. Juste après une rupture dégueulasse et un an après une autre rupture qui laisse encore des traces.

Et ce mensonge au détour des conversations. Ne pas trop parler, ne pas être précise, ne pas me noyer.

Et puis ma bouille dans la glace à chaque fois que je revenais. Ma bouille dévastée. Et cette vérité qui ne peut se dire. Parce que les sentiments apparaissent. Par que la peur de le voir fuir me bouffe.

Et puis cette journée. Parfaite. L’envie de croire en un avenir calme, apaisé, doux, tendre. Profondément simple et heureux. Balançoire pour monter encore près de toi au 7ème ciel…

Je tiens trop à toi pour te laisser continuer avec cette nana qui ne sait pas changer une roue et dont l’homme avec qui elle vit refuse son temps plein, temps qui me permettra un jour d’espérer fuir… Une femme dont tu dis que chaque instant avec elle est exceptionnel et qu’elle te manque tout le temps, pas seulement lors des matchs de mondial (sourires entre mes larmes).

Alors je t’ai écrit. De longs sms. En pleurs. Dans la nuit. Tard.

Ce matin tu les lis. Pas de réaction. Les Tibétains disent que lorsque tu peux modifier une situation tu ne dois pas t’inquiéter. Et que si tu ne peux pas changer la situation, alors s’inquiéter ne sert à rien. Entre mes envies de vomir et de fondre en sanglot je me répète ce mantra.

Ici il fait beau. Le chien est heureux. Les ados dorment et le petit geek.

Je veux te relire. Te parler. Toucher encore cette peau qui est en moi pour l’éternité si tu ne reviens pas. Les hommes et les femmes qui m’aiment et savent me soutiennent. La vérité était nécessaire.

J’espère te revoir. Je t’aime. A ma façon. Fort.

Pour M., mon rayon de soleil quelques mois et plus encore si le ciel le permet encore.

12-07-18

 

Et de tes coups nait mon cri

Tu me prends la main et me guide dans ta chambre. C’est la première fois que tu m’y invites. D’ordinaire mon envie de toi est si intense et animale qu’une table ou un bout de canapé nous suffit.

Aujourd’hui tu veux me cadrer, calmer ce feu qui me dévore quand je touche la peau de ton cou, lorsque je goûte à tes lèvres.

La chambre est baignée de lumière. Les murs oranges attisent mon envie de toi en moi.

Tu retiens mes mains qui veulent déjà ôter ma robe et me murmure » doucement ».

Tu tiens mon visage dans ta main d’homme. Je chavire lorsque tu reprends mes lèvres, aspire ma langue, mordille ma peau.

Mon souffle s’accélère, je suis en sueur. Je te veux déjà entre mes bras, dans tes draps.

Tu m’allonges brutalement et écarte mes cuisses pour y fourrer ton visage. Ta langue est précise, ses coups me font jouir vite. Tu me retires ma robe et tu te mets nu toi aussi.

Ton sexe est très large, son gland est tendu à l’extrême et tu me le places dans ma bouche. Je te lèche, suce tes boules, avale ton gland énorme qui gêne la progression de ton sexe dans ma bouche. Je m’ouvre et te laisse descendre un peu plus. Ta langue alterne les coups doux et ceux plus toniques sur mon clitoris qui se gonfle déjà.

Ton désir prend enfin le dessus et tu avances mon corps contre le tien et me pénètre fort et loin sans ménagement.

Des mois que mon corps te réclame, des mois que je veux tes coups de rein sans pitié pour mon sexe étroit.

Rapidement je coule pour toi, réflexe de survie face à tes assauts particulièrement brutaux et profonds. Tu sembles satisfait : « tu mouilles déjà bien ».

Tu aimes sortir et me reprendre loin. Mon gosier ressent ton sexe, je me crains bientôt transpercée mais il n’en est rien.

Je crispe visage et mains pour supporter tes saccades qui me font crier rapidement.

Tu ne veux pas jouir en moi trop vite, tu sors de mon sexe dégoulinant  et me place sans ménagement de profil, la jambe outrageusement ouverte sur ce sexe qui t’appelle.

Tu hésites un instant entre mon cul et mon sexe puis me reprends encore plus fort. Je tourne ma tête pour étouffer mes cris dans l’oreiller. Tu me l’attrapes  et la tournes dans ta direction. Un dernier coup fort et j’hurle, esclave de mes sens et de cet orgasme superbe que tu rejoins bientôt.

Ton corps gicle ce précieux liquide que parfois j’aime boire. Tu trembles de plaisir, fermes les yeux. Tes mains sont ancrées dans mon ventre et la trace de tes ongles y sera encore quelques heures plus tard. Tes spasmes se succèdent. Tu succombes et te laisses tomber sur mon corps offert.

Tu m’installes entre tes bras, caresses avec une douceur extrême ma peau, baises mes mains. J’aime vraiment ce contraste entre ta violence lorsque tu me prends et ces moments de douceur où je me sens précieuse entre tes bras.

Tu m’apprends à savourer ,comme toi, nos ici et maintenant et à les garder au chaud dans ton corps. Moi je t’aime lorsque je m’offre à toi, je t’aime lorsque mon corps se colle au tien pendant que tu prépares le repas. J’aime nos courts nous.

Partie, je referme la boite dans laquelle se lovent nos sourires, nos rires, tes yeux pétillants, ton sexe, ta bouche, tes dents aussi.

Ton corps m’aimante depuis notre première rencontre mais c’est l’homme que j’admire et l’artiste qui me subjugue. A chaque fois je me sens libre de parler, de rire, d’être entièrement moi avec toi. Tu es un homme précieux dans ma vie. Laisse moi venir et revenir dans ton univers de nombreuses fois…

Je te garde au creux de mon cœur. A très bientôt ici ou là…

Mes cadeaux préférés: les improbables du bout du monde.

Si autrefois je rêvais de tenues hors de prix et de bijoux de folie, aujourd’hui plus que tout, j’adore l’inattendu.

Je suis entourée d’ami-e-s vraiment merveilleux qui savent me combler.

Récemment j’ai reçu par courrier un cigare d’un ami parti à Cuba. Il sera fumé avec un autre homme qui manie cet art qui m’est inconnu.

Lorsque je vois mes proches partir en vacances je leur demande quelques photos et parfois même un peu de sable. J’adore plonger mes doigts dedans et me croire loin, l’esprit libéré du quotidien.

Hier un artiste que j’adore et que j’admire m’a offert une toupie du bout du monde. Il a pris le temps de chercher longuement ce jouet qui normalement ne se vend qu’à une certaine époque de l’année. Je la garde désormais dans une jolie pochette toujours en vadrouille avec moi. Il y a bien plus qu’un objet dans ce jouet. Il y a plus qu’un nouveau modèle de toupie pour la collectionneuse que je suis. Il y a cette entente sacrée qui touche certaines personnes… C’est le troisième cadeau de cet homme. Il touche toujours mon cœur. Merci mon ami.

Je porte depuis peu une bague magnifique offerte par toi qui me bouleverse. Elle a appartenu à sa mère. Je prie pour elle chaque fois que je la porte, pour la remercier d’avoir donné la vie à cet homme incroyable qu’elle a si bien su élever.

J’espère que mon petit ami m’apprendra à modifier ma table basse et que mon motard adoré osera m’acheter mon livre préféré dans sa langue que j’aime tant.

J’aime ces cadeaux qui me touchent et me font penser aux liens qui m’unissent à leurs donateurs. Merci toi pour cet appareil photo que je ne lâche pas, merci toi pour cette vanille qui parfume mes céréales au travail chaque matin, merci à vous qui saurez me surprendre.

Vive les cadeaux qui ont une âme et qui nous élèvent.

Namasté.

 

Etre modèle photo: déambulations dans mes univers visuels.

Autant dans l’écriture j’ai mes thèmes chouchous (personnels et ou sensuels), autant en photographie je me laisse guider par mes envies.

Il y a trois ans j’ai fait une très belle rencontre avec Olivier Parent qui m’a tout de suite mis à l’aise devant un objectif. Nous avons shooté cinq six fois pendant quelques mois puis nous avons cessé ces collaborations pour prochainement les reprendre.

Chaque séance avait un thème particulier et se terminait par du libre style ce que j’adore.

Depuis j’ai rencontré des photographes très précis sur ce qu’ils souhaitent, des très « tu fais ce que tu veux et je clique », des perfectionnistes humanistes, des créatifs incroyables, des magiciens de l’âme et de la lumière.

Hier je finissais mon treizième shooting en moins de six mois et mon deuxième tournage.

J’aime par-dessus tout traverser les univers variés des photographes. Sentir leurs envies, leurs limites, la beauté de leurs lumières.

Je cherche à sortir de mon visage et de mon corps des émotions. La beauté ne m’intéresse pas, pour cela j’ai mes « selfies de la mort qui tue » (rires).

Que l’on aime son corps et son visage comme moi ou que l’on ait des comptes à régler avec eux, foncez et shootez!

Personnellement cela devient nécessaire et je rêve de publications et d’expositions (les premières arrivent!).

Montrer des corps non normés est une nécessité. Plus encore créer des univers visuels dans un monde saturé d’images stéréotypées et photoshopées est un devoir pour tout artiste.

Merci à ceux qui ont croisé ma route: on remet cela quand vous voulez!

 

Allez voir sur facebook puis sur les sites ces artistes: Olivier Parent, Beth Els, Pierre Berger, Lodovicus Nym, Yves Dabbans, Emmanuel Raffin, Jésahel Charpentier, Lucile Maisonneuve, Adelythe Wilson (trois de mes photos dont un solo ont été publiées dans Vogue Italia version numérique cette année), Alain Massa, Ladanaide Eg, Emmanuel Orain (l’homme aux lumières qui révèlent mon âme) et Aaron Clic (ma plus belle rencontre artistique).

 

Ecrire : se retrouver quitte à radoter (rires).

Marc est désespéré: j’arrive à écrire un texte sensuel pour toutes ses contraintes d’écriture!

En janvier j’ai participé à un atelier d’écriture où la littérature érotique était impossible. Il m’a été difficile d’écrire avec les contraintes imposées.

Je trouve que je tourne beaucoup autour de la sensualité ou de sujets très personnels.

Objectif des ateliers d’écriture de Marc dès la rentrée de septembre: écrire sans partir dans le personnel ni le sensuel!

Pas simple mais nécessaire pour avancer et progresser.

 

Ce blog me permettra de reprendre mes deux thèmes chouchous ne vous inquiétez pas (rires).

 

Bisous.

Tu es une magicienne

Les mots d’une femme que j’admire mardi, sur le trottoir. Le surnom offert autrefois par mon Ptit Bonhomme. Le nom de mon orchidée Idée du Désir qui ne se fait plus (sauf si vous le demandez gentiment à Pascal, j’en serais très heureuse).

Magicienne parce que je sais parler de sexualité sans vulgarité, sans juger, avec tendresse même lorsqu’il s’agit de fists ou autres pénétrations extrêmes.

Magicienne parce que l’Autre est un continent à découvrir, qu’il aime la moto ou le bricolage. Parce que j’aime l’écouter dans sa langue, j’aime entendre ce qui le fait vibrer. A l’horizontal comme à la verticale.

Mon ami me demandait ce que je voudrais faire si je pouvais tout faire et réussir. Je lui ai répondu: devenir reporter photographe et apprendre des peuples inconnus ou peu connus leur vision de la vie, de l’amour, de la sensualité et de tout ce qui compose l’humanité. Un jour le courage sera mien et je n’aurai plus peur de partir de chez moi, de cette matrice qui rassure et enferme tout à la fois…

C’est ainsi que je reste des heures à écouter des artistes parler de leur art alors que je suis incapable de maitriser leurs techniques. C’est ainsi que j’écoute parler jardinage ou maquillage vintage.

Je ne suis pas magicienne. Je crains toujours cette humanité qui s’auto-détruit et juge l’autre inférieur et bon à éliminer pour toutes les raisons possibles. Je suis à terre lorsque j’entends nos dirigeants insulter les citoyens qui leur ont apporté pouvoir et despotisme. Je crains des pleurs à n’en plus finir et des sanctions terribles contre ceux qui aimeront et aideront leurs prochains.

Je ne suis pas magicienne parce que j’ai peur et que souvent je me cache sous ma couette pour arrêter mes souffrances.

Je tente juste de voir l’Autre comme un égal. En refusant de le juger et de le maltraiter. En refusant qu’il me dénigre aussi.

Je garde aussi mon âme d’enfant, prête à attraper le meilleur de l’instant et de l’Autre. En toute simplicité, sans calcul, dans une ronde gagnant-gagnant.

Merci à toi Pascale, tu es une magicienne toi aussi. Ma précieuse. La témoin du meilleur dans ce monde chaotique.

 

Le CEDAF

Il y a quelques semaines j’ai sauvé une corneille. Cette petite était incapable de voler et errait sur le parking d’un centre commercial.

Je réussis à l’attraper avec un linge sur elle, en évitant son bec et sa mauvaise humeur: pas simple d’être une héroine (lol).

La caisse de transport achetée dans le magasin d’à côté me permet de l’emmener chez mon vétérinaire. Les corneilles étant des animaux sauvages, il ne peut s’en occuper et m’envoie au CEDAF à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort.

Par chance j’y ai passé mon enfance et je connais bien les lieux qui ont accueilli mes sauvetages de souris et de rats, mes premières expériences scientifiques, mes premiers essais de conduite, mes longs moments de tendresse avec Bel-Ami mon cheval préféré…

Sans oublier mes cours de dissection de vaches ou les fêtes de Noël dans ce qui aujourd’hui est le Musée Fragonard (que je vous conseille si vous êtes adeptes des cabinets de curiosité et des écorchés du maitre Fragonard).

Sourire est prise en charge par deux bénévoles du CEDAF qui vont la remettre sur « ailes » et lui rendront prochainement la liberté.

Du coup je suis adhérente et je leur ai même offert une caisse.

 

Ils ont une page facebook, allez-y et adhérez. Les renards, pies et autres corneilles vous remercierons…

Rêveries dans un train

Est-ce que le mot « chaconne » s’écrit avec deux n? Sincèrement cela m’est bien égal. J’aime la musique plus que l’orthographe.

Ce soir il fait nuit noire. Je rentre enfin chez moi après deux heures sur un quai bondé à attendre un RER bloqué par des éboulements.  La faute aux intempéries qui nous harcèlent depuis des mois.

Quel climat! Hier soir, dans ma ville, je marchais pieds nus avec de l’eau jusqu’en haut des mollets! S’il y a un dieu de la pluie, des anges ou je ne sais quels dieux qui aiment jouer avec mes nerfs, ils doivent se régaler depuis des mois que l’eau nous noie.

Je monte dans le train. Mon corps est collé aux vitres d’où s’écoulent quelques gouttes, vestiges de la dernière tempête, quelques minutes auparavant.

Je m’isole en fermant les yeux et respire plus doucement. Le monde disparait. Je ne suis plus là, écrasée contre ces corps inconnus.

Il est beau ce train qui s’éloigne avec toute ma fatigue. Il est beau celui-là qui me ramène chez moi encore une fois.

En ce moment rentrer est une nécessité. Un élan vital. Mon destin je crois aussi.

Trop de deuils, trop de sourires pour cacher les pleurs et les angoisses. Besoin intense de serrer les miens dans mes bras. De les sentir. De les voir vivre aussi.

Dehors je suis une proie, à l’affût d’un danger continuel. Un être sans contours ni âme. Une chose insignifiante, perpétuellement inquiète pour les siens.

L’homme des villes, le citadin, jamais il ne pourra comprendre la détresse de la bête qui fait pipi de peur. L’homme non. La femme oui.

La femme qui ici ou là craint pour sa vie pour des jambes découvertes.

La femme qui doit user de son instinct de survie pour sortir de sa caverne, sa matrice.

Et puis un jour on lève les yeux au ciel, on enterre ses morts et on retrouve la force de l’animal, l’assurance de la louve, le sixième sens de la corneille sacrée, chère aux  peuples du Nord.

La guerrière se relève et marche le front haut, l’arme au poing, le regard confiant dans un avenir glorieux.

De ses sœurs elle garde l’écoute des mondes cachés, le secret des runes, les oracles. La force de porter la vie et de mettre au monde. Guérisseuse un peu sorcière, la femme se révèle.

Des hommes elle prend le regard fier, la force et les armes pour défendre ce qu’elle possède et ce en quoi elle croit.

On a récemment trouvé des restes d’une grande guerrière viking. Les scientifiques ont crié au scandale mais Anna Kjellstrom leur a prouvé, tests ADN à l’appui, que ce grand chef enterré avec deux chevaux, des armes et de l’or, était bien une femme.

Son étude fait avancer nos cœurs de femmes. Un jour viendra où nous assumerons nos forces masculines et féminines et où les hommes feront de même… Dans un esprit d’entraide, dans la coopération, avec humilité.

Le train arrive en gare. Plus que quelques minutes de marche, ruisselante de cette eau qui continue de me laver. J’aime revoir régulièrement la conférence d’Anna Kjellstrom. Ce soir-là, à l’issue de sa conférence, elle a reçu une ovation sans précédent.

 

Contraintes d’écriture:

Débuter le texte par « Est-ce que le mot « chaconne » s’écrit avec deux n? ».

Finir le texte par « Elle a reçu une ovation sans précédent ».

Mettre ces phrases où l’on veut mais dans cet ordre: « Il est beau ce train qui s’éloigne avec toute ma fatigue » puis « Jamais il ne pourra comprendre la détresse de la bête qui fait pipi de peur ».

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