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LaDouce au pays des Merveilles

Déambulations d'une tendre curieuse

Performance au centre d’art contemporain d’Alfortville. 10 Octobre 2017.

Colonne du Temps: je te sens, t’entends, admire ton tempérament éclatant et vibrant.

Serpentant entre mes tempes tu es à la fois tentation, tempête, tension, tendre printemps.

Important.

Intemporel aussi…

Flottant dans ma vie. Dans la sienne.

 

Envoûtant mutant aux tentacules intemporelles, tu sais mieux que quiconque naitre et renaitre sans arrêt. Tu es tour à tour spectre du soleil aux sons qui m’inondent, arbre de béton, de carton ou de bronze.

 

Bougie à la lueur rose, je te sens en moi détendue, haletante: tantôt égérie de Satan, tantôt taon irritant ma peau d’enfant.

Température qui monte. Attends moi je divague, me perds dans la tente de mes idées. Couleurs éblouissantes. Le rouge, le jaune, le bleu et le violet tanguent dans mes chaires. Oranges nucléaires. Ma couleur en divine atmosphère.

Temple de la Vie, du Tantra, du tambour des femmes d’avant, d’ici et maintenant, de demain aussi pourtant.

Je suis cette tentatrice tantrique qui percute les Existences. Cette militante inattendue qui pleure un instant puis se reprend.

Colonne Serpent je te sens, t’entends. Tu me manques. Où es-tu partie lorsque le tambour a retenti? L’attente de ton retour m’est interminable. Je te cherche loin de moi, dans ce cercle que tu illumines. Autant de vies gâchées, tendances effacées, estampes d’humains entassés, terrassés.Tu es cet être chantant, envoûtant qui, avant que je ne compte dix, est parti depuis longtemps.

 

Colonne du Temps, colonne Serpent, la vie est rose au creux de mes rides. Tendre printemps. Intemporel. Important aussi. Un rose marqué par le temps, les enfants, les « et pourtant ». Envoûtant mutant aux tentacules intemporelles, tu sais mieux que quiconque naitre et renaitre sans arrêt.

La nuit j’entends parfois ce son troublant: » Il m’a suffit de naitre pour te perdre un peu moins… ».

 

 

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Ma déclaration

Je vais faire comme toi: ne pas t’offrir une déclaration mais juste te noter mes simples constatations.

Merci d’éclairer de tes « trop » ma vie.

Merci de laisser tes « trop » de côté pour moi quand leur énergie me dérange.

Merci d’être si attentif à mes envies.

Si tendre et amoureux aussi.

Merci de te laisser offert à mes doigts agiles, à ma langue vibrante et à ma bouche qui ne boit que ton jus.

Merci de me faire aimer les escaliers et les photos de nous.

Tu sais mieux que quiconque me faire rire dans les situations les plus délicates.

Un seul de tes sourires et le monde bruyant s’évanouit.

J’adore lorsque nous nous accordons corps, cœur et âme.

Ta guitare et nos voix savent bien se mêler de jour comme de nuit.

Tu fais mon admiration quand tu enchaines ton travail, nos rencontres et que tu chouchoutes aussi les autres qui font ton bonheur.

Je suis fière de t’offrir mon corps dans des contorsions qui seule ta main sait me faire prendre.

Fière de voir le regard des hommes et des femmes quand je me balade avec toi à Paris.

Continue de chanter, de m’emmener danser, de jouer pour moi, de courir aussi un peu partout.

Garde moi une place dans ton cœur, dans ton corps, au creux de ton âme.

Tu es ma Merveille, l’homme qui m’a rendue parfaitement heureuse d’aimer et d’être aimée.

Merci Love. La prochaine fois on se fait un ciné? On ne s’est jamais caressés dans cette salle là…

Ta déclaration

Je t’adore et t’aime.

Vendredi en te quittant je me suis dit que jamais je ne pourrais renoncer à nos ébats passionnés.

Là maintenant je me dis que je ne pourrais jamais ne pas choisir tes lunettes avec toi.

Je ne pourrais jamais ne pas avoir cette discussion sur l’intelligence du monde végétal.

Jamais ne plus parler de permaculture.

Quand je pars en concert je me dis que jamais je ne pourrais ne plus y aller avec toi.

Je suis si fier des textes que tu composes en trente minutes chrono!

Tu es un rayon de soleil dans ma vie et sur cette terre.

Je ne pourrais jamais me séparer de toi.

Merci de rendre si heureux tes amants, tes amoureux, tes femmes, tes enfants, ta chienne, tes patientes et leurs bébés, tes collègues, tes ami-e-s et tous ceux qui ont la chance de t’entourer.

Tu fais vraiment chier mais je suis amoureux pour toujours de toi.

Merci beauté.

Ne pleure pas même de joie. Tu es si belle. De plus en plus belle. Vive la vie!!!

 

Challenge d’écriture du mardi 3 Octobre 2017

Introduire le titre d’un livre imposé, une liste de courses, un billet d’avion, une carte de fidélité, une carte postale et un des dix mots du challenge d’automne.

Scénario: vous trouvez un livre rempli de toutes ces affaires. Vous allez les rendre à son propriétaire grace à l’adresse figurant sur la carte postale.

 

Bonjour M’sieur Huguolin de Saint-Pierre,

Figurez-vous qu’en partant promener mon chien ce matin, j’suis tombée nez à nez, si j’puis dire, avec votre bouquin: « Les Bourgeois » d’Alice Ferney.

C’est pas que j’aime lire moi M’sieur mais bon, le hic c’est qu’il y avait plein de trucs dans votre pavé de trois cent cinquante pages! Ch’ai pas si vous êtes comme moi mais perso j’déteste perdre mes affaires…

Donc me v’là vous écrivant pour convenir d’un rendez-vous. J’vous rends votre bazar et on s’tape la discut, ok? ça vous va?

Bon ,perso, moi, j’les connais bien les bourgeois. J’étais concierge pour ces Msieurs Dames avant ma retraite. Lire un bouquin sur ce sujet, j’peux pas, ça m’rappelerait trop le travail. Et puis lire c’est encore pire qu’écrire. C’est vraiment pas mon truc. D’ailleurs pardon ,j’écris comme j’cause moi!

La première chose qui est tombée de votre ouvrage c’était une carte postale. Le bateau était sympa mais , franchement, vos amis sont bizarres. Y avait écrit « Bon vent ». C’est votre ex ou quoi qui a écrit ça? Perdre du temps à choisir une carte, la remplir, coller un timbre et l’expédier juste pour « Bon vent », bah là j’pige pas. M’enfin c’est pas bien grave.

Y’avait aussi votre billet pour Cherbourg, il est pour dans dix jours, ça va nous laisser l’temps de nous croiser hein M’sieur Huguolin de Saint-Pierre.

Ptit aparté: mes gosses se sont bidonnés en entendant votre prénom et votre nom. Sérieux vos parents y d’vaient pas trop vous aimer pour vous appeler comme ça. Moi j’dis ça, j’dis rien…

Au fait vous inquiétez pas. J’ai tout bien gardé, même votre liste de courses et votre carte Prisunic. Pour un bourgeois, vous achetez des trucs bizarres: baguette, jambon, beaujolais, moutarde forte et cornichons. Bah c’est pas le top pour la santé pardi! A la télé y sont pas rassurants. La Lise là elle aime pas trop ce genre de repas. Bref. J’me répète: on a tous nos vices. Moi c’est le ptit whisky du samedi soir devant Netflix. D’puis q’les jeunes ont installé ce truc sur l’ordi, j’vois plus l’temps passer!

Sinon j’dois vous avouer que j’ai commencé à lire votre livre. Pas par envie mais par curiosité. Pour chercher à vous connaître, vous décrypter. Un peu comme y font dans NCIS. Franchement j’suis pas bloggeuse ou critique littéraire mais qu’est-ce que c’est chiant!! Un siècle dans une famille de huit frères et sœurs faut avoir la foi! Perso j’ai lâché au bout de cinquante pages. En plus fallait que j’sorte le clébard. Vous savez il a quinze ans, va pas tarder à crever la pauvre bête, mais on s’y attache. Et puis si on la sort pas elle pisse partout. Un vrai carnage! Bref votre livre, bah j’ai lâché grave l’affaire comme diraient les mômes de l’immeuble.

Et puis y’a un autre truc qui a chagriné mon cœur de femme. Faut qu’j’vous l’avoue ce soir. C’est quoi q’ce mot là! « Jactance ». Parait q’ça veut dire bavardage. Perso je trouve ça très laid:  « Jactance ». On sait même pas si c’est féminin ou masculin. Et puis ces sons « Ance, Jac, T »: pouzh, ça fait pas rêver!

Voyez moi je préfère le mot « susurrer ». C’est plus joli hein M’sieur le littré. Euh pardon le lettré. « Susurrer » tout d’suite ça fait homme amoureux, paillettes, déclaration d’amour au clair de lune. Tout ça quoi. Tout c’que j’kiffe chez vous les Messieurs. Une vie qu’on m’a pas parlé ainsi mais c’est la faute à ma vieillesse, vous croyez pas?

J’vous laisse mes coordonnées qu’on s’voit un de ces quatre. Moi c’est Marie-Thérèse Bouillet. L’adresse j’vous la donne pas, c’est pas classe. Et d’abord j’évite de donner mon adresse à un inconnu, même si vous, c’est pas pareil… J’ai déjà l’impression de vous connaître.

Bref allez on se sms au 061272…. ok? C’est mon portable bien sur! J’vais pas vous refiler c’lui de la voisine!

A la revoyure M’sieur Huguolin de Saint-Pierre. Y parait que le hasard fait bien les choses. Y’a des chances que j’vous plaise. Y’en a qui disent que j’ai encore d’beaux restes. Et puis vivre à Versailles, ça m’plairait bien…

Votre dévouée.

Marie-Thérèse (qui s’ferait bien un sandwich baguette, jambon , cornichons moutarde arrosé de vin rouge. A vos côtés…).

 

A toi… Juste une nuit

Tes yeux posés sur moi. Mon corps qui pulse. Sortir de mon cocon. Ne plus avoir peur de la vie, des corps enlacés, de l’amour, du vide aussi.

L’art comme lien. Tes mots. Tes encres. Ta peinture blanche qui m’attire fort déjà.

Ce lit. La fenêtre ouverte. Lumière d’été. Ton accent chantant. Envie de nager nue avec toi là-bas.

T’écouter. Attentivement. Sourire. Te désirer. Ne rien faire paraître.

Ta bouche enfin que je te réclame poliment.

Ta langue qui attrape la mienne. Ton rythme déjà trop rapide pour ma petite bouche mais envoûtant.

Mon corps qui cherche ta peau. Se trouble à sa chaleur.

Souffles qui s’accélèrent.

Le frisson de l’envie de toi qui me bouffe.

Trouble.

Le cocon n’est plus là.

Caresser ta douceur, humer ton odeur, se perdre dans le tendre de ton pull, le rugueux de ton jean.

Ton regard sur moi, nos mains qui se rejoignent, ton sexe que tu délivres. Cette ceinture qui se retire. Nous laissant libres de nous sentir vivre.

Explosion de couleurs. Je nous vois giclées de vie, giclées d’envie, giclées de folie.

Mon corps nu pour toi. Le tien qui se découvre enfin. Le beige de ta peau mêlé au blanc de la mienne. Mes cheveux que tu caresseras tout à l’heure. Les tiens qui me font craquer.

Mon murmure quand tu me demandes ce que je souhaite. Parfait gentleman attentif à mon corps de femme. Mon souffle qui prononce ce : « fais moi l’amour ». Paroles de toute jeune femme à son premier amant.  Mots que je trouve incroyablement crus en cet instant.

Deux mois que mon corps ne pouvait plus désirer.  Deux mois que je me fermais. Tu me guéris en cédant à mon envie. Envie de toi en moi. Envie de bonheur et de douceur aussi je crois…

 

Ton sexe qui me pénètre. Les couleurs se font mains, bouches, odeurs. Je suis noyée dans une toile éclatante. Une douce lumière nous observe et va nous envelopper. Plus tard.

Pour le moment je savoure tes hanches collées aux miennes, ton sexe qui devient latex enveloppant mes chaires. Tentacules de plaisir. Je gémis, tu me crains souffrante. Rassure-toi je ne fais que jouir de toi. Je ne souffre pas. Je ne souffre plus. Mon corps fermé et raide a disparu, le cocon m’a laissée jouir à minuit. Une heure magique. Celle de mes retrouvailles avec la vie.

Mon clitoris savoure l’union que lui offre ton pubis. Tu es d’une tendresse infinie, je fonds en toi. Me libère. Mon souffle se mêle au tien. Soudain la couleur verte m’apparait, me prends, m’offre à ton plaisir. Je suis cette encre qui se fond dans le bleu de ta force d’homme. Je suis ce vert de ma forêt que j’adore. Ce vert des déesses de la terre, de ces chemins du Péloponnèse, de ces forêts sardes,  de ma forêt vosgienne. Force. Puissance du Vivant. Tu te glisses en moi.

Tu deviens traits bleus de ta mer si calme. Bleu de ce ciel dans lequel je vole. Bleu de cette eau qui nous remplit.

Fluides de mon sexe, fluide du tien, salives qui se fondent et ne font plus qu’un.

Paix.

Tes bras autour de moi. Mes cheveux devenus pinceaux guident nos ébats. Nous sommes cette toile que je ramènerai bientôt. Modèle devenue peintre dans les bras de l’artiste. Nos bleus fondus de vert, nos reliefs enlacés. J’aime cet instant d’éternité. Courte pause dans des vies bousculées.

Te garder encore un peu dans mes bras. Embrasser ce cou charmant que je n’avais pas observé auparavant. Laisser couler ce toi qui me noie. Respirer ton odeur et l’odeur de ton sperme que j’aime infiniment. Odeur musquée que je savoure ce matin encore en me reconnectant à ce nous doux.

Remettre ce tissu fluide sur ce corps qui pulse enfin. Repartir. Retourner dans ce cocon qui de béton est devenu ballon léger. Vert et bleu forcément.

La lumière blanche qui nous regardait s’est jetée sur nos corps à la fin de notre danse. Petite touche plus épaisse et lourde, elle grave dans nos corps ces minutes volées.

Retour chez moi. Notre toile est superbe. De petits éclats jaunes ont surgi ici et là. Témoins du soleil qui brillait dans cette petite chambre. Chambre sous les toits. Chambre minuscule pour toi et moi.

Belle route,  homme au cœur pur et aux doigts merveilleux. Tu as mis de l’or dans mon cœur hier soir. De la couleur dans mon corps aussi. Tu ne sais pas à quel point tu as marqué ma vie. Puisse ce modeste texte dessiner un sourire sur ton charmant visage. Merci.

 

Adieu mon amour, le Lion est mort ce soir.

Mon Lion est mort ce soir, affalé sur une photo de lui ridicule.

Mon Lion est triste en noir et blanc avec son chat dans les bras.

Mon Lion est tout rond en face de sa chérie toute mimi, toute mini. Enfant qui aime son père qui l’aime en retour. Danse macabre ou pas. Ceci vous regarde aujourd’hui.

Mon Lion vivra encore mille vies entouré de plaisirs et de rires.

Il  se rappellera du bon vieux temps pas de sa Lionne qui n’a été que « la seule femme bienveillante dans sa vie » mais qui n’a jamais vraiment compté… Cachée elle épongeait ses larmes, lui montrait le meilleur de lui, l’admirait. L’aimait comme une enfant et surtout pas pour combler ce vide qui est en lui. Ce néant que tu représentes à présent aussi pour moi.

Mon Lion à la barbe enivrante et à l’odeur des bois, savourera sa liberté et la majorité de son fils. Adulte les liens se perdent, c’est normal, un enfant ça vit sa vie. Mon père m’a dit la même chose. On ne s’en relève pas. Quant à ta femme, elle t’a oublié et ne garde que le meilleur de toi, cet homme enfant et votre appartement.

Mon Lion est un fantôme, un zombie. Seules les ténèbres l’intéressent. La vie non merci!

J’ai aimé apprendre la photo en ta compagnie. Cadrer, ressentir, raconter une histoire, poser et offrir un peu de mon super moi. Je te remercie pour avoir créé cette femme là. Cette petite bouille qui tour à tour grimace ou charme, dévoile ses courbes ou attrape au vol l’élégance de ton chat…

Mon Lion est un artiste dont j’ai adoré les oeuvres, dont j’ai aimé les expos. Avec qui les balades en jeep dans le sud de la France étaient possibles. Envisagées. Puis fantasmées… Sourires. D’amour passé. De colère. De haine. De tristesse profonde. D’oubli bientôt je l’espère.

Avec mon Lion le sexe était très bon. Etre à toi m’a fait frémir et encore aujourd’hui tu t’invites dans des rêves de domination où après tes coups je te pénètre de mes doigts. Admirant tes rictus de plaisir et ton don de toi. De toi pour moi.

La vie va se poursuivre et elle a bien raison. On ne peut vivre éternellement dans le passé. Merci toi qui me l’a rappelé ce matin. Tourne toi petite page aux caractères si lourds. Je veux de la légèreté et de l’amour.

Ensuite:

Mon Lion continuera à poster. Des perles et des horreurs.

Il sait mieux que quiconque me dégoûter par sa vulgarité ou me charmer par ses atmosphères épurées.

Il est comme cela. Incapable de détecter le vrai du faux, l’amour de la haine, les amis des profiteurs.

Les hommes et les femmes qu’il traitait autrefois de parasites sont assis aujourd’hui à sa table et posent au soleil de Paris. Je crois qu’il m’a inventé une vie et que je lui ai inventé des qualités et une sensibilité qu’il n’avait tout simplement pas.

Magie de mon amour infini pour lui.

Infini.

Mais fini.

 

Mon Lion est mort ce soir.

Et moi je revis.

Vive la Vie!

Sentinelle…

Au fond de son cocon gluant elle attend. Son cœur bat fort. Sa peau se laisse doucement caresser par un liquide chaud et enveloppant. Ce fluide est d’une douceur inégalée. Sa texture  inconnue. Mélange d’huile et de gel, il ne la pénètre pas. Ne la brusque pas. L’enveloppe  tendrement. Avec lui autour d’elle, elle se sent détendue et entourée de bienveillance.

Par moment elle croit entendre cet océan lui dire des mots d’amour. Ces mots  que d’autres lui chantaient autrefois. Des mots qui font grandir. Des mots bonbons. Des mots  qui guérissent ceux qui ont peur de l’amour. Et elle , elle en a eu très peur trente ans durant.

Les hommes et de superbes femmes l’ont réveillée à la vie. Cette existence qu’elle mérite.  Elle a connu l’éveil des sens. Celui du cœur. Découvertes qui l’ont construites, qui l’ont faites femme. Femme sensuelle, amoureuse, forte, curieuse, joyeuse…  Mais ce temps a disparu. Elle y repense non sans regret.

Joyeuse. Un mot dont elle ne saisit pas très bien le sens aujourd’hui. Un mot qui brille si loin… Comme un futur envisageable mais inatteignable pour l’instant. Un mot regret aussi. Un espoir qu’elle n’ose même pas envisager de peur, encore, de se brûler trop fort les ailes.

Alors quand ce fil s’est enroulé autour d’elle, qu’elle en a sentit l’odeur de chanvre brûlé, alors seulement elle s’est offerte. Son corps a glissé dans ce cocon qui s’érigeait entre le monde et elle. Un monde dont elle ne connaît plus les codes, dont elle ne veut plus être le jouet innocent que l’on jette contre les murs. Sa bouche, son sexe, son anus se sont refermés. Ne plus exprimer l’Intime et fermer en représailles son intimité. Pour ne plus aimer, ne plus performer, s’emmurer.

Aujourd’hui elle se laisse bercer avec plaisir dans ce lieu qui n’appartient qu’à elle. Interdit au monde. Interdit aux hommes et aux femmes d’ici et d’ailleurs, d’autrefois et d’aujourd’hui.

Cocon protecteur qui oppose à sa dureté la douceur de cette enfant humide d’une vie qui l’enveloppe mais ne peut la sauver.

Viendra le jour où cet élixir se fondera dans sa peau. Où la vie renaitra. Où ses particules deviendront fluide de vie à leur tour. Ce jour-là, elle sera prête à reprendre des forces. Prête à se relever. Le cocon de diamant deviendra verre. Une enveloppe qu’elle fera voler en éclat facilement.

Nul doute que ce jour-là sa force et sa bonté vous surprendrons. Elle pourra alors aimer de nouveau, être aimée. Et retrouver cette sensualité qui l’a créée…

 

Namasté.

Tu comprends, je suis désolé…

Petit billet amer sur les hommes ayant une vie double.

Catégorie numéro 1: « ma femme je l’aime, c’est juste qu’avec toi c’est wahou ».

Ceux-là sont à fond dans les détails sur les premières dents du petit dernier, le premier joint de l’ado, la dernière ivg de Madame. Ils sont parfaits au lit. N’oublient jamais nos anniversaires et touchent toujours juste notre petit cœur.

Le gros hic c’est que cela peut durer des années ainsi. Sans espoir de plus. Sans vie commune.

Ces hommes plaisent un temps mais leur côté paillettes finit toujours par nous faire quitter le navire. A moins que ce ne soit la culpabilité de rendre cocue Madame qui semble si formidable…

Sitôt partie cet homme-là retombera dans d’autres bras. Plus jeunes. Plus naifs encore. c’est statistique (sourires).

 

Catégorie numéro 2: « je suis horriblement malheureux en couple, tu es mon rayon de soleil. »

Vous êtes victime du syndrome soignant-soigné ce type est pour vous! Vous allez apprendre à détester son agnelle prête à le saigner pour une heure de retard au diner. Vous pleurez dans ses bras, pensant pouvoir le sauver. S’il est un brin cocaïnomane ou alcoolique ce sera encore plus poignant. Les tragédiens grecs seront has been tant le mélodrame sera parfait.

Sauf que tout n’est pas vrai. Sauf que Monsieur a les moyens financiers pour fuir sa harpie mais qu’il ne le fera jamais. Qu’à moins d’un divorce il ne la quittera pas et encore moins pour vous. Vous êtes un joli mouchoir qui va se remplir de ses merdes. C’est tout.

 

Catégorie numéro 3: » mon ex me harcèle ».

Fuyez il est maqué.

 

En conclusion les hommes en couple sont parfaits s’ils sont en couple non exclusif et que vous pouvez discuter avec lui et sa femme. Manque de pot la plupart du temps ils sont juste lâches et profitent de tous les instants. Sa femme aura l’appart’ chic et le voyage aux Maldives. Vous la lingerie fine et les restos branchés.

Tant que vous serez un bon coup sympa les rendez-vous seront nombreux. C’est fou ce qu’un homme peut avoir de réunion en-dehors de la boite en semaine et de soirées potes le week-end pour vous voir!

Quand la routine s’installera, ou la chaire plus fraiche apparaitra, il sera soudainement « vraiment désolé mais ce rendez-vous je dois l’annuler ».

Consolez-vous: vous ne l’aurez jamais mourant pour un rhume ou vomissant après une soirée très arrosée (exception faite d’un ex pour qui je perdais deux heures afin de lui offrir les médicaments dont il avait besoin… Désormais sa nouvelle copine va devoir passer en pharmacie quand il aura 40 de fièvre le petit).

Bref.

 

Foncez dans l’amour, la sensualité mais ne vous brûlez pas les ailes. Construisez votre vie autour de vraies valeurs et non de chimères. J’en ai rencontré 99 délicieuses. Aucune ne tient la route. Vous aurez peut-être plus de chance…

 

P.S1: les amants peuvent être changés en amantes. J’ai quelques réserves cependant. Le mythe du prince charmant fait que les femmes me semblent moins égoistes et moins manipulatrices que les hommes. De plus les femmes infidèles, de part le poids de la société, de la morale ou de je ne sais quoi, trompent souvent pour se « recaser » et moins par loisirs que les hommes (je n’ai pas de stats ceux sont mes impressions). Quant au fait qu’elles partent moins du domicile malgré les problèmes de couple c’est assez simple. Avec une moyenne de salaire de 2000e chez mes amies et deux ou trois enfants qu’elles devront élever seules, il est normal qu’un divorce ou qu’une séparation ne se prépare pas comme un homme qui en gagne plus du double. Homme qui ne s’occupera pas de ses enfants plus que son ex et homme qui a plus de chance de se recaser (vous vous rappelez ce clip fb sur les femmes de 40 ans incasables? Ignoble mais réel non?).

P.S2 je suis très en colère en ce moment. Mes billets s’allègeront avec mon humeur bientôt.

 

 

Essence

Essence. Essentiel. Essence-ciel. Essence-elle.

Il faudra que le temps m’aide à t’oublier. A ne plus pleurer. Ne plus crier.

Je dois réécrire l’histoire. Tu as aimé ma naïveté qui était un trésor et que tu as tuée.

Tu as aimé me détruire pour m’entrainer dans ton Tchernobyl sentimental.

Je voyais l’Homme magnifique que tu n’as jamais vu. Que tu n’as sans doute d’ailleurs jamais été.  Je crois que je t’ai aimé de l’amour des justes, des adoratrices, des pures.

Aujourd’hui je me sens salie, méprisée, enlaidie. Poursuivie par une envie de draps et de nuits.

Pour sécher mes larmes. Pour réhydrater ce cœur aussi sec qu’une brindille en plein été. Pour t’oublier.

Alors, même si le désir de fuir et de me cacher m’empêche encore d’être celle que je suis, je tente d’avancer en guerrière de la vie.

S’accrocher aux meilleurs. Honorer la simplicité. Toutes ces choses que j’écris et que tu ne lis pas vraiment. Que tu ne sens pas. Ces enfantillages énervants. Ce moi que tu ne nommes plus. Cette lionne que tu as si vite remplacée. Qui n’a jamais été tienne au final, de qui tu as eu le cœur et l’âme lorsque vos corps se mêlaient.

Relever la tête. Ne garder que l’essence. L’essentiel. L’essence-ciel. L’essence-elle.

Sortir ma chienne d’amour qui, elle, me voit comme je suis.  Peut-être sent-elle mes larmes couler encore pour toi. Pour ce gâchis qu’est ta vie. Peut-être sent-elle aussi que sans toi ma vie sera plus zen, plus libre, plus agréable.  Yumi l’aurait adoré à n’en pas douter…

Ma fripée adore déjà nos escapades en forêt, mes massages et mes leçons-bonbons. Elle connaît la valeur de la loyauté et de l’amour. Le bonheur d’aimer, d’être entourée et choyée. Jamais elle ne remettra en cause mon engagement à ses côtés ni mon amour infini pour elle. Je ne serai jamais sa pute dont on a honte, ni sa photographe préférée. Sourires. Dans ses yeux je ne vois que malice, amour et complicité. La vie devrait nous offrir dix belles années de bave et course dans les bosquets…

L’essence de notre ancien « nous » sera cet art qui nous a un jour uni. Cet art que mon père m’avait appris. Cet art superbe qui fait de moi tour à tour chat et souris. Lorsque le temps s’arrête et que je touche au Beau, les émotions m’enveloppent et me délivrent d’un quotidien dont tu n’as même pas idée. Lorsque je pose je m’offre aux éléments et je suis un instant proche de la liberté absolue. Mon corps devient cette plume qui jamais ne s’arrêtera d’écrire. Cette plume que tu aimais autrefois lorsque tu étais un peu à moi et que tu me chuchotais « je suis content que tu sois là ».

L’essentiel. L’essence-ciel. L’essence-elle.

Je suis cet arc-en-ciel qui se nourrit d’un peu de pluie sous un soleil éclatant.

Merci infiniment.

Sans ta cruauté je ne serais pas celle que je suis en train de construire. Une femme artiste, mère, amante, amoureuse. Heureuse d’être sortie de cet enfer où je te laisse sombrer encore plus fort avec tes compagnons d’infortune. J’ai perdu un peu de moi dans tes draps. Il parait que la résilience guérit de tout. Boris attention je viens vers vous! Rires. Soleil presque trop chaud dans mon cou. Mon bébé dort à mes pieds. La vie est faite pour moi. En avant toute!!!

 

« Le plus difficile n’est pas de pardonner la personne qui t’a blessée, mais de se pardonner à soi-même de l’avoir laissé faire ».

 

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