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LaDouce au pays des Merveilles

Déambulations d'une tendre curieuse

Particules

Le cœur qui implose. La tête qui explose. Sanglots, convulsions sur l’oreiller. Comme tous ceux avant toi, tu ronfles et ne vois pas.

Fuir. Enfin avoir envie de fuir. Se projeter déjà en larmes dans la voiture avec l’envie de vomir. Ne pas réussir à fuir tout de suite. Ne plus se sentir vivre. Coeur épines, âme anesthésiée, corps détesté. Grâce à toi je suis enfin une vraie femme. Un être immature bourrée de complexes et détestant ce flan qui constitue mon corps.

Fuir. Mais pas tout de suite. Pas parce que je ne le veux pas mais parce que je ne le peux pas. Trop salie. Trop haïe. Retrouver les gestes d’enfant quand ça n’allait pas. Tourner une mèche de cheveux, jouer avec la lumière rouge et fabriquer un bestiaire magique, toucher ce corps, lui redonner un contour.

Caresser ma peau: des bras, des seins, des fesses. Réveiller ce corps qui ressens à nouveau ses blessures d’avant. Celles d’après cette naissance dont je ne voulais pas. Après la réa. Après cet éloignement des bras de mes géniteurs. Après l’exsanguinotransfusion.

La Mort ne m’a pas prise à ce moment là. Elle n’a pas pris le crapaud nain que j’étais. Un joli crapaud bleu et fripé. Bien sonné aussi.  La Mort est bien plus fascinante. Elle m’a servi de mère. Délirante Maternante. Depuis je suis dans ses bras jours et nuits… Enfant bercée par ses longs bras décharnés. Enfant jamais à sa place dans toute cette vie. Enfant devenue adulte  qui ne peut mourir. Maman veut encore pouponner….

Hier j’ai vu un groupe d’amis dont je ne faisais pas partie. On a mangé des corps morts. Chaque bouchée restait bloquée dans mon estomac comme des hameçons cruels. Avale salope. Avale. Souris aussi. Une femme au cul si imposant si ça sourit pas tout le temps ça sert à quoi bon dieu!

Et puis j’ai attendu. Attendu d’être bien. Avec eux. Avec toi. Avec cette elle qui traine sur ton lit quand mes paupières se ferment… Mais le bonheur d’être entre humains n’a jamais fait son apparition. De femme sans contours je suis passée en mode particules. Un amas de petits points unis à l’occasion mais en lévitation. Ailleurs. Nul part en fait. Anesthésie des sens. Du cœur. De l’âme.

J’aime de plus en plus ces moments de flottement. Ces moments où rien de grave ne peut m’arriver. Où je redeviens atome. Où je fuis intensément le ici et maintenant, le passé, le futur, votre présent.

Tu pars sous la douche. Je jalouse ton insouciance. Tu es né homme. Avec des couilles et pas de sentiments aussi à vif que les miens. Tu ne ressens pas ma détresse. Tu ne les vois pas ces larmes qui vont sortir en cascade dans quelques minutes. Ces sanglots que je garde pour l’instant.

Revue de photos, de facebook: la vie virtuelle est peut-être la plus belle vitrine des sentiments humains. On y croise ta nana « qui a l’air si triste », tes amis qui ne t’aideront pas à développer parce que je ne sais plus trop quoi, tes supers amis qui adorent ce que tu fais mais se foutent de ce que tu es. Tous ces clowns qui ont le « courage » de vivre une vie d’égoistes pour que « personne ne leur vole leur précieuse liberté ». En amour. En amitié. Je ris. Jaune, vert, turquoise, arc-en-ciel pendant qu’on y est. S’extasier devant ces « je veux vivre amoureux seul et t’appeler quand je te veux. Pour le meilleur de moi et de toi » me met en rogne. On est loin de la coopération, des liens qui se tissent. Des individus qui grandissent. Vive l’individualisme poussé à l’extrême. Mes amants sont ainsi, mes amis, mes collègues, ma famille,mon amour aussi. A cet instant  je vous hais tous.

En même temps cette humanité ne sert à rien. Pire, elle détruit tout sur son passage. Et dire que l’Humain se sent supérieur! Pour un peu je hurlerai de rire. Mais là, dans tes bras, à frôler ce corps qui autrefois me faisait croire en ma qualité de plan q sympa, le rire n’était pas de la partie. Tu peux te rassurer ma libido pour toi et le reste des bipèdes est gelée. Seuls les vibros sur fond de pornos maintiennent cette pulsion de fauve. Je suis guérie. Guérie de l’envie de vie sous le même toit, guérie de l’utopie de l’amour, guérie de l’espoir de transmettre la bienveillance comme vertu, guérie du cul! Au bout de 101 amants avoue que devenir une sainte est plaisant. Pathétique aussi, non?

Eteindre vite. Attendre. Attendre que tu t’endormes. Se recroqueviller sur le côté. Utiliser ce bruit et cette chaleur comme prétexte. Prétexte et réalité. Je ne supporte plus cette chaleur écrasante. Oppressante. Déroutante. Je veux le vent. Le vent de la liberté, le vent de l’espoir, le vent de l’amour ou à défaut de l’attention et de l’amitié. Mais là il n’y a que lourdeur, chaleur, odeurs d’avant. Torrent de larmes. Puissant, incontrôlable. Fugace heureusement.

Et puis la danse commence. Une danse pour oublier cette laideur. Laideur de ce corps que je voudrais détruire et brûler. Horreur de ma tête qui pense trop. Toujours trop. Laideur de mes sentiments que je hais plus que tout. Sentiments exacerbés sans cesse. Sentiments que je ferais taire. Le jour où. Le jour où enfin j’aurai le courage (ou la lâcheté) de refermer les pages du livre de ma vie.

Mes mains virevoltent sous la lumière. Elles deviennent dragons, lapins, oiseaux et dinosaures. Mon enfant intérieur rit de me voir jouer ainsi. Je crois que je souris. Fière de ce bestiaire qui brille dans la nuit.

Après le jeu, il me faut me toucher: comme enfant lorsque l’orage grondait et que je tremblais d’effroi. Je me caresse partout: le visage, les épaules, les fesses et leurs courbes improbables. Je me reconstruis ainsi: en me recréant. Ma peau se détend, s’apaise. C’est donc que mes particules se sont retrouvées! C’est donc que j’existe. Vraiment. Particules réunies, âme assoupie, cœur brûlant, cerveau éteint. Je suis bien.

La suite tu la connais. Elle n’a aucun intérêt. J’ai remis ma pince dans mes cheveux. Replacé ma robe sur ce corps pour le cacher. Mis mes chaussures. Pris mes affaires. Me suis enfuie en sanglots de gosse dans les escaliers.

J’ai pleuré tout le chemin du retour. Portable éteint pour ne plus voir ce monde qui vous sied tant et qui ne me conviendra jamais.

Pleuré de ne pas être particules tout le temps pour enfin ne plus être, mais juste paraître. Comme toi. Comme lui. Comme elles. Fantômes de la vie barbotant dans une mer d’ennuis et d’envies.

Sur le chemin je repensais à la question phare de certains thérapeutes en début de soins: « pourquoi ne vous suicidez-vous pas? » Les bouilles de mes enfants me sont apparues. Un instant.

En ouvrant la porte et en admirant le capharnaüm qu’ils avaient laissé, je me suis ravisée.

Ma foi seule me tient. Personne ni rien d’autre ne me fait vivre.

Ce matin je vais ranger, écrire, vomir peut-être parce que ce putain d’estomac me dévore! Je vais combler les heures qui m’éloignent de ma mort. Utiliser le temps, passer le temps. User le temps.

Vivre en fin de compte c’est simple. Il suffit « d’User le Temps »….

A un ami qui soulignait qu’il n’avait aucune envie de passer à la postérité en laissant des écrits ou autres souvenirs, je dirais juste: moi aussi. Ma vie est une coquille vide et mes écrits ne valent rien. Ecrire me permet juste de combler les quelques minutes où l’envie de redevenir particules éternellement me dévore.

Si je rencontrais le génie des contes enfantins je ferais ces trois vœux. Faire oublier ma présence à ceux qui m’ont connue. Me tuer sur le champs sans souffrance. Me réincarner éternellement en animal. Pour ne plus jamais être cet amas avec cervelle appelé humain.

Ce matin, entre deux crises de larmes, je vole. Légères particules de vie dans le grand tout. Le bonheur est là. Dans le néant. Dans le maintenant. Dans la solitude portée par plus grand qu’elle. Dans ces mots qui s’alignent d’un trait depuis de longues minutes.

Belle journée. Je retourne me désintégrer et vous oublier.

 

Ecrire pour ne pas mourir…

Hier soir je suis allée voir un spectacle fantastique au forum Léo Ferré d’Ivry-sur -Seine. Cette salle je ne la connaissais pas, alors que j’ai du passer devant une centaine de fois. Une petite salle fort sympathique où il est possible de se restaurer avant la représentation.

Mon ami Patrick Campistron,  dont j’adore les créations à l’atelier d’écriture de Marc Verhaverbeke, a présenté cette soirée d’une main de maitre. Il s’agissait d’écouter les poèmes de Sabine Sicaud accompagnés par les musiques d’Antonio Fragoso, de Gabriel Dupont, de Guillaume Lekeu et de Lili Boulanger.

Le point commun terrible entre ces artistes est qu’ils sont tous morts jeunes et talentueux. Sabine Sicaud est décédée à l’âge de 15 ans seulement des suites d’une blessure qui la torturera longtemps. Dans ses textes l’envie de vivre, la haine de la souffrance et la nature sont mis en valeur. Il y a une maturité incroyable chez cette enfant qui écrit pour dire sa souffrance et ses espoirs, non sans humour parfois.

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas offert une soirée aussi douce et émouvante. Le public attentif et bienveillant a pu savourer le phrasé de Michèle Bernard. Certains textes ont été mis en musique et Michèle m’a envoûtée par son chant poignant qui mettait en valeur les compositions jouées et le texte de Sabine Sicaud. Joao Paulo Santos m’a parfois émue aux larmes tant son piano avait de nuances à nous offrir.

Mes enfants n’ont pas été attentifs au spectacle, la canicule les achevant sur la table du forum. En tant que mère je refuse de renoncer à ces soirées qu’ils ne comprennent pas et trouvent « curieuses ». Eduquer un enfant ce n’est pas lui apporter tout sur un plateau ni céder à ses envies « à la mode ». Eduquer c’est offrir des malles de savoir et de possibilités. J’espère leur inculquer le goût d' »accueillir » les nouvelles expériences à défaut de les leur faire aimer. J’ai abandonné avec leur père toute sortie commune. Cela a donné un couple qui se côtoie mais n’existe pas. Je ne veux pas que cela arrive avec mes enfants. Pas tout de suite en tout cas. Qu’ils soient majeurs avant de brûler ce que je leur offre. En attendant ils mangent au tacos avec leur père après avoir vu le navet scientiste « La Momie » et dégustent une salade de lentilles aux légumes en écoutant le cd de cette soirée.

Je sais que jai une chance inouie d’avoir trouvé  l’homme qui aime autant que moi danser sur les quais de Seine, qui peut s’extasier devant une toile ou un nu d’Olivier Parent, qui adore m’emmener en concert. Ces moments passés avec lui me réconcilient avec la vie et l’amour. J’apprends à partager et à accueillir nos sorties. Je pense n’avoir jamais autant aimé cela avant lui. Il enrichit ma vie comme j’enrichis la sienne. Je pense que plus on se côtoie , plus l’envie de s’offrir de belles sorties  s’installe. Il me fait remonter sur un vélo, cuisiner, chanter, jouer de la guitare sans prise de tête aussi… Tu as l’esprit d’un enfant avide de tout connaître et de tout savoir. Notre vie est plus belle depuis deux ans. Merci à toi, je sais que tu te reconnaitras.

Cette soirée m’a aussi réveillée sur la notion de destin et de finitude de la vie. Tous ces artistes sont morts jeunes mais ont écrit, composé jusqu’au bout. Ils avaient en eux un don et la certitude de l’élan vital de leur art. L’urgence d’écrire et de vivre aussi. Lorsque je regarde mes publications et que je vois de longs temps sans publier, je me demande si je ne devrais pas m’imposer une discipline de vie plus stricte. Ma mort est trop proche pour que je ne me booste pas. Les peurs, les doutes n’ont aucune utilité. Je ne vis pas de ma plume. J’écris pour hurler mes peurs et mes envies. Je dois le faire sans écouter cette petite voix qui rit de me voir composer.

Je viens de finir le livre « IKIGAI » d’Hector Garcia et Francesc Miralles et la base de ce « secret des Japonais pour une vie longue et heureuse » passe par cette routine passionnée. Il faut trouver sa raison d’être et en prendre soin. Pour moi aujourd’hui ce serait écrire, chanter et photographier la nature. Ce livre m’a interpellée car il met en place de nombreuses habitudes que je commence à intégrer à ma vie. Manger sainement, faire des sports lents mais tous les jours, développer son clan, jardiner, se relever et apprendre résilience et pensée positive, vivre chaque instant en pleine conscience et le sourire aux lèvres… Mon amie qui part pour une nouvelle vie l’aura en cadeau très bientôt tant cet Ikigai m’a grandie. Comme pour l’écriture, il ne tient qu’à moi de le faire fructifier…

J’ai commencé ce billet par le magnifique « Rêves inachevés » pour arriver à l’Ikigai.  J’espère vivre une vie rêvée et non rêver ma vie.

Depuis quatre ans j’avance en tout cas.

 

Bises d’une tendresse infinie.

 

Notes:

Le double cd de cette soirée se nomme « Rêves inachevés » et vient de sortir chez soupir édition.

Merci à Patrick Campistron de découvrir et produire de telles merveilles.

Marc Verhaverbeke propose d’excellents ateliers d’écriture dans différents lieux. Je vais à celui qui se passe à la librairie L’Etabli d’Alfortville.

 

Maman mais pas seulement…

Je me sauve travailler dans ce lieu où l’on devient maman de corps mais pas forcément de cœur et d’âme.

Etre mère n’est pas instinctif ni inné pour beaucoup d’entre nous.

Aimons les femmes louves, les mères working girl, les mères en mal de maternité…

Bienveillance, sororité, amour infini et tolérance sont les indispensables de nos vies de femmes.

Je veux être mère louve, mère sévère, mère pédagogue ou mère en proie aux doutes aussi. Toutes ces facettes me composent et je les accueille.

 

Femmes: soyons mères mais aussi femmes sensuelles, femmes sages, femmes seules, sauvages et bien plus encore.

Ne nous jugeons plus.

Montrons à nos hommes adorés et à nos enfants que nous ne naissons ni femme ni mère mais que la vie nous le fait devenir.

Bises…

P.S: chère mère, malgré de graves différents j’avoue savourer ce que tu m’as transmis. Devenir mère m’a permis de  pardonner tes cruautés. Belle journée!

Etreinte…

Ta bouche m’appelle. J’en aime depuis toujours les contours, la douceur, la mollesse. Ma langue, qui te connaît par cœur, force un peu l’ouverture de tes lèvres pour caresser la tienne. Nous aimons tous les deux intensément que tu restes immobile pour que je t’embrasse. Ma langue se colle à ta langue, en apprécie la largeur, la texture. Ma pointe caresse la tienne qui reste impassible. Nos salives se mélangent. Ton goût de sel emplit ma bouche. De sucrée elle devient salée, à ton image.

Mes mains entourent maintenant ton visage, lissent leurs traits. Tu es paisible, irrésistible. Je ne peux m’empêcher de démêler ta barbe rousse et blanche que j’ai en adoration. Barbe qui recueille mes fluides lorsque ta tête se glisse entre mes jambes. Barbe malicieuse que j’aimerais apprendre à tailler parfaitement.

Tu es beau mais beau! Je te souris. Toi tu n’as jamais aimé cette bouille qui me fait fondre. Jamais aimé ce corps que je m’apprête à chevaucher encore une fois. Tu ne t’es jamais aimé non plus je le crains.

Je crois même que tu n’as jamais aimé personne. Je veux dire vraiment aimé. Aimé sans projections négatives, sans peur, sans calcul. Cela vient de ces femmes qui t’ont fait du mal et inculqué des schémas dont tu n’as jamais eu le courage de te défaire. Prisonnier volontaire du pouvoir noir des femmes. Alors que tant de femmes portent en elle la lumière blanche de l’amour pur…

Je grimpe sur ton corps car je ne peux plus attendre: mon sexe pulse trop pour patienter. J’aime quand il se réveille et me torture. Tu sais mon amour adoré comme je peux serrer fort ta main dans un orgasme. Tes fists me manquent terriblement mais ce n’est ni le lieu, ni le jour, pour m’en offrir.

Le temps est compté et nous savons qu’il ne nous reste que quelques minutes avant ton départ. J’enserre ton sexe toujours dur mais froid. Je le dégage de ton ventre où il s’est collé. Avec une infinie délicatesse je me pénètre. Ton visage reste impassible et j’adore cela. Te savoir à moi, entièrement à moi, me comble irrésistiblement.

Mes hanches trouvent rapidement le rythme qui te plait le plus: sensuel mais continu, rapide sans hystérie. Ma cyprine coule sur ta verge et réchauffe enfin ton membre. Tu es si vivant à ce moment que des larmes de joie coulent sur mes joues.

Je n’ai jamais su te dire combien je rêvais de vivre à tes côtés jour et nuit. Jamais su te confier mes peurs et mes larmes. J’aimerais en cet instant que tu saisisses combien je me suis inventée un avenir fabuleux. Combien j’y ai cru. Combien je t’ai aimé.

Aimé au-delà de ta mauvais humeur chronique, de tes errances, de mes jalousies, de mes peines. Aimé comme personne dans ce monde. Aimé au point d’écouter cette petite femme intérieure qui te sublimait même quand tu osais m’appeler de cet adjectif qui aurait du me rendre hargneuse. Même quand tu me réduisais à un plan cul fixe. Même quand tu refusais de me mentionner parce que je n’étais rien dans ta vraie vie….

Je griffe tes seins, me cambre. Le rythme devient effréné: je suis en transe sur ton corps. Ton corps autrefois qui aurait senti la sueur qui me servait d’aphrodisiaque. Ton corps glissant et odorant qui me réveillait la nuit en nage moi aussi: victime d’un rêve d’une sensualité inégalée. Ton corps qui savait si bien me prendre comme une chienne sur ce foutu chesterfield que je hais aujourd’hui. Ce corps qui forçait ma chatte et mon cul. Qui savait agrandir outrageusement ma bouche au point de défigurer cette gueule toute mimi. Gueule d’ado amoureuse de son père. Gueule de femme qui se prend encore et encore un mur et y retourne.

Je me jette sur ton corps trop rigide et froid à présent. Je ne me  rappelle déjà plus comment c’était le sexe avec toi. Je veux dire avant cette dernière étreinte dans ce lieu de perdition.

J’enserre ta tête et pleure. Mes sanglots sont incontrôlables et je me sens fondre tellement mon chagrin me bouffe. Avec toi j’ai tout loupé: les fous rires, l’amour, le cul paisible. Des années de foutues pour moi. Des années d’abus, pour toi.

Les minutes passent au son du tic-tac. Je rouvre les yeux. Ton visage embaumé, ton corps gelé et cette odeur de mort me dégoûtent.

Je m’extraie de ton sexe déjà coincé en moi et qui, maintenant, me fait horreur.

Je me rhabille. Me remaquille. Me recoiffe.

Je ferme la porte en t’offrant un adieu sans émotion.

Ta femme et ton fils t’attendent.

Bonne crémation….

Tendresse

Tendresse: prends moi dans tes bras et fais-moi danser. Je veux tes mots doux, tes compliments, tes roses bonbons.

La passion je la prends dans ses bras mais elle m’affaiblit dès qu’il n’est plus là.

Le grand amour, je l’ai. Seulement deux fois par mois. C’est joli mais le reste du temps je fais quoi?

L’amour filial je l’ai trois fois; plus une pour toi Lucinda. Cette part de moi nourrit ma Louve mais il me manque encore autre chose.

Il me manque ta présence partout. Tendresse, je suis ta fille. N’oublie jamais de me serrer jour et nuit contre toi. Je veux tes lèvres, tes seins, ton cul lorsque mes larmes me noient.

Je veux tes sourires dans les moments de doute.

Ta main démêlant mes cheveux, lorsque ma tête pense trop et ne sait plus dénouer mes intrigues.

Tendresse je t’aime, t’adore et fais de toi ma Déesse Mère des temps les plus reculés.

Embrase-moi et recolore mes joues de la joie de vivre encore une année de plus dans ce monde emmêlé.

Je m’offre un anniversaire auprès des miens dans le creux de tes reins…

Tendresse je suis à toi: apprends-moi à aimer comme toi.

 

Road movie… Les chiens aboient, il faut partir à point.

Lever de soleil. Plaine de Sibérie. Les chiens aboient. Il faut partir.

La Jeep est prête, ne restent à y ranger que les accessoires du petit-déjeuner.

Sam ne peut s’empêcher d’admirer la plaine enneigée parsemée ici et là de cette forêt luxuriante. Lui, le géant de la finance, a accepté de partir avec Tom sur un coup de tête. Urgence de fuir cette France qui va mal, urgence de vivre pour autre chose que des actions en bourse.

Et puis Tom sait y faire avec Sam. Un regard, un souffle suffisent à le rendre fou. Avant lui aucune femme n’avait réussi cela: l’hypnotiser, lui donner envie de vivre si fort, l’aimer ainsi, le désirer et le rendre désirable à ce point.

« Tu aimes comme personne ». Cette phrase Sam l’offre à Tom tous les soirs après que leurs corps se soient unis.

Tom et Sam. Sam et Tom. Deux prénoms reliés dans la bouche de tous comme s’il s’agissait d’une seule et même personne. Deux prénoms désormais indissociables. Deux prénoms illustrant un amour hors-norme.

Coup de klaxon. Sam sort de sa rêverie.

« Ohhh tu viens? La route vers le nord est encore plus belle. Je te promets des photos à tomber pour le blog! »

La porte s’ouvre. Tom regarde Sam avec des yeux magnifiques.

Sourires. Baiser où se mêlent désir, amour et envie de vivre inouïe.

Les chiens du village aboient de nouveau. Il faut vraiment partir.

Sam rit: » Tu sais qu’en Russie il existe un proverbe qui dit à peu près cela: « Les chiens aboient, il faut partir à point ». C’est plutôt d’actualité non? »

La Jeep suit le petit chemin qui se présente devant elle. Le vent frais caresse les visages de nos amis.

L’ambiance est détendue. Le soleil est déjà haut: la journée sera baignée de lumière…

 

 

Contrainte d’écriture de Marc: couper deux proverbes en deux et les relier. Ici Rien ne sert de courir, il faut partir à point et Les chiens aboient, la caravane passe. Mon proverbe devient Les chiens aboient, il faut partir à point. Bises.

Futuriste…

10h10 heure double, heure porte-bonheur.

Je l’attends depuis dix minutes déjà à la terrasse de ce café. J’ai vingt minutes d’avance, il va arriver. J’en rougirais presque.

Le rendez-vous a été préparé après deux longs mois d’échanges via vidéoprojections. Vive la technologie à l’aube du 22ème siècle.

Quentin est l’homme qu’il me faut j’en suis certaine. Nos codes génétiques ont été vérifiés par la Haute Autorité des Déesses Mères: nous sommes compatibles. Reste à savoir si nous allons nous plaire…

10h29. Ma vieille montre Tissot héritée de mon arrière arrière grand-mère a cette précision qui étonne encore aujourd’hui  nos scientifiques les plus respectables. Comment en 2016 pouvait-on fabriquer de si belles pièces? Il s’agit d’un véritable mystère. Un mystère que la Sibylle m’expliquera peut-être un jour.

La Sibylle, je rêve de la rencontrer depuis ma petite enfance. Depuis ce discours merveilleux au stade de France en 2062. Un discours encore étudié par les spécialistes du « Verbe ». Je regardais cette femme aux longs cheveux blancs nous raconter ces trois années d’amnésie de 2017 à 2020. J’étais hypnotisée, médusée même par tout ce qu’elle nous apprenait. Quelle femme! Depuis ce jour je la supplie de m’apporter la connaissance suffisantes pour créer ma propre montre.

Dans ce monde où le Temps s’arrête au gré des désirs des dictateurs, où l’amnésie nous guette chaque seconde, je veux maitriser le Temps et le dompter.

Retour à la réalité, mon rendez-vous est enfin arrivé.

« Quentin, eh pardon je rêvais. Enchantée je suis Philomène. »

« Comment te définirais-tu Philomène et que demanderais-tu? »

« Je m’appelle Philomène, je suis petite et je demande la grandeur. »

« La grandeur? Mais pourquoi? La place d’une femme n’est-elle pas près du foyer, dans la modestie qui sied à votre genre? Grandeur et femme: on voit ce que cela a donné. Entre le Cercle qui a amplifié la crise planétaire , les Déesses qui ont assassiné leurs hommes et s’ennuient à mourir aujourd’hui au fin fond des océans , je persiste et signe Philomène: restez la charmante femme que vous êtes et laisser aux hommes le soin de rectifier les désastres de vos consoeurs. Oubliez la grandeur!

« Mais tu délires Quentin qui cherche la frustration! Je vais t’en donner de la frustration tu vas voir! Tu vas ramper devant moi pour obtenir un bout de pain, mendier pour un baiser sur la joue et je ne te parle même pas du reste!!!! »

« Philomène quelle autorité, quel aplomb! Vous éveillez en moi des désirs d’avant le Conseil de la Reproduction Programmée sans Contact Physique! J’en suerai presque! »

« Argh! En plus tu sues! Tu sais que toute odeur corporelle est interdite depuis 2080. Merci! Maintenant on va se faire repérer. »

Ces mots à peine prononcés, des robots nettoyeurs arrivèrent. Ils isolèrent le malheureux et le désinfectèrent à grand renfort d’air modifié.

Philomène se lève. Sort de son sac une paire de Louboutin vintage et les met à ses pieds. Elle l’a enfin sa grandeur avec ces vestiges de 12cm de haut! Quant à Quentin il l’a sa frustration chérie! Prisonnier des nettoyeurs il ne peut plus espérer la conquérir. La Haute Autorité des Déesses Mères devra leur trouver de nouveaux partenaires, eux n’étaient pas vraiment compatibles finalement.

A son retour dans sa bulle-appartement, Philomène reçoit un message de la Sibylle. Celle-ci l’attend dès demain pour étudier le mouvement et la construction des montres auprès du descendant de la famille Tissot.

Finalement ce rendez-vous manqué aura été utile et profitable: ce monde est vraiment parfait…

 

 

Je n’ai plus toutes les contraintes d’écriture. Il fallait que Philomène demande la grandeur et Quentin la frustration. Marc nous avait lu des extraits des « Sorcières de la République » de Chloé Delaume et il fallait les inclure. Voilà!

 

Amour en latex

Ce soir tu m’as invitée à vous rejoindre après le travail. J’arrive détendue avec ma robe années 50 et mes Docs Martens aux ailes fabuleuses.

Petit bisou discret sur tes lèvres. Ton ami Tom et sa femme Lisa sont déjà arrivés.

Vous m’invitez à me mettre nue. Je vous obéis le sourire aux lèvres comme toujours.

Ce soir je vais tester ma résistance à la peur d’être enfermée. Ce soir mon amant m’offre un VacBed!!!

Je me glisse avec l’aide de Tom entre les parois en latex. Le tissu est incroyablement souple et frais. Il colle un peu mon corps. Je dois le brusquer sans le déchirer pour le pénétrer. Hum mon imagination déborde déjà….

Je suis enfin dedans. Tom serre autour de mon cou les bords du lit. Tu enclenches le processus, l’air se retire. Je suis absorbée par le tissu. Mon corps se détache. Mon ventre d’abord, puis mes cuisses, mes jambes, mon sexe.

Tom me sourit et commence à frôler mes jambes et mes bras. Le latex me transmet tout. Je commence à être excitée.

Tu me libères. Ce n’est pas ainsi que vous me voulez.

Lisa se lève à présent et avec toute la douceur qu’elle sait avoir pour obtenir de moi ce qu’elle veut, me guide sous le latex.

Je serre le tuyau et révise avec elle les codes de sécurité en cas de problème. Elle me sourit, ajuste mes cheveux pour qu’ils ne me gênent pas, me dit au revoir.

Nuit. Chaleur tout d’un coup. Mon cœur bat plus fort. Je tremble. L’air se retire rapidement. Mes pieds et mes jambes ne bougent plus. Mes bras et mes mains ondulent de quelques millimètres. C’est mon visage que je ne reconnais pas. Le latex semble rentrer dans mes yeux, mes oreilles, ma frimousse toute entière. Je suis déjà à lui, ce bout de tissu, cette merveille, mon nouveau maitre.

Tom, Lisa et toi me regardez. J’entends vos commentaires sur mon corps ainsi moulé. Je sais que Tom et toi bandez déjà… J’oublie un instant que je suis votre chose maintenant ; que je suis votre prisonnière.

Je frémis mais rien ne se passe. L’espace d’un instant je crains l’arrêt de l’expérience. Es-tu déjà jaloux ou Lisa a-t-elle trop peur pour moi? Les secondes sont des heures, je n’en peux plus. Je n’attends plus qu’une seule et unique chose: qu’un de vous entame la danse du sexe à travers ce tissu. Je veux vous sentir à travers le latex si fin qu’il laisse passer ma chaleur offerte à vos doigts.

Tu te lèves et me caresse le sexe sans préavis. Ta main est la plus grande et je connais la force que tu mets quand tu me masturbes en mode dominant. Je suis frustrée de ne pouvoir sentir tes poils et ta peau mais je n’ai pas le temps de m’en occuper. La belle Lisa est montée sur moi. Son corps mince et musclé est reconnaissable entre tous. C’est elle qui m’a initiée aux plaisirs entre femmes. Jamais je ne pourrais l’oublier.

Lisa ondule et mes mains que j’ai tournées vers l’extérieur la frôle parfois. Ses petits seins me caressent et ma bouche appelle en vain. Lisa je te veux tellement. Tu n’as pas idée comme tu me frustres en cet instant!

Tom entre dans la danse et sort un sex toy de sa mallette. Tu t’approches et apaise le feu qui brûle mes seins. Je sens ta main me les écraser puis les pincer. Quand je bouge un peu trop tu t’arrêtes. Le wand de Tom a commencé trop doucement. Il l’a compris au peu de réactions de ma part. Le niveau intermédiaire est vite en place. Je ne peux bouger comme je veux. Je suis en nage sous ce latex qui me recouvre. Jouet à votre merci je suis aux anges. Je  brûle de vous laisser me toucher sans ce tissu mais en même temps il me protège et exacerbe mes sensations. Vos mains, vos bouches qui maintenant me gobent, ce wand: tout m’est transmis finement à travers le latex. Je respire de plus en plus vite et je jouis de plus en plus fort. Je suis votre souris et vous êtes mes chats: sadiques jouisseurs de mes contorsions sublimes.

Les minutes se suivent et le temps s’est comme arrêté. Je t’entends leur parler et claquer une porte. Tu éteins les lumières et me délivre. Je suis en nage et parfaitement heureuse. La nuit me surprend mais je n’ai pas le temps de tout comprendre puisque à nouveau tu me contrains. Une cagoule m’enserre la tête. Je m’abandonne à ton désir. En récompense tu m’offres un baiser extraordinaire. L’humidité de ta bouche me séduira toujours, le goût de ta salive aussi. Tu réajustes le tissu sur mon visage, vérifie que seule ma bouche n’en est pas couverte. Je suis aveugle et infiniment fière de l’être pour toi, pour nous.

Le VacBed se resserre à nouveau sur mon cou. Ma tête emprisonnée dans le latex est la seule à ressentir le frais de la pièce dont tu as ouvert la fenêtre à présent.

J’ose demander pourquoi en ce mois de février tu as ouvert la baie vitrée. Une petite gifle me remet à ma place. Tu m’intimes l’ordre de me taire.  Je m’exécute.

Tu montes sur mon corps et me cale le wand entre les cuisses. Tu as un don pour me rendre folle. Je commence à gémir fort. Nouvelle claque. Bien forte cette fois. Un « silence » sort de ta bouche qui hurle désormais. Je comprends maintenant que la fenêtre ouverte est un nouveau challenge. Je dois me taire pour ne pas être entendue de la rue.  Tu dois vérifier ma soumission à tes ordres et ma capacité à taire mon envie de toi.

Le wand me rend folle et je me débats dans le lit. Ton rire me rend dingue. Je voudrais avoir la force de me soustraire à l’emprise de ce tissu et jouir sans toi. Mais c’est impossible. Tu es mon Tout. Personne n’est capable de me faire jouir comme toi. Même mes masturbations avec les meilleurs jouets n’arrivent pas à égaler tes pénétrations.J’ai bien essayé de te fuir mais mon corps, mon cœur et mon sexe ne pouvaient pas te laisser seul, ou pire, entre d’autres bras…

Je pleure désormais sous ce masque. Des pleurs de jouissance, de soumission totale mais aussi de joie. Des pleurs devant l’inconnu qui se profile pour nous deux. Des pleurs de colère aussi.

Tu arrêtes le wand, me sors du VacBed en sueur et tremblante, me lèves et me cales contre ce fauteuil que j’adore, et sur lequel tu m’as si souvent sodomisée. Je sens tes bras m’habiller. Mes sens exacerbés ressentent tout: les petites manches à frou-frou, le col qui monte sur mon cou, la jupe courte qui caresse le bas de mes fesses… Tu es appliqué comme jamais. Je suis ta plus belle oeuvre en cet instant. Chaque pli m’enlace. La chaleur du latex me ravit. Je me sens belle et incroyablement tienne.

Je te tends mes pieds, espérant te voir me chausser. Tu me murmures à l’oreille que je n’en ai pas besoin. Je frémis. Ton souffle m’électrise et je rêve de morsures: à l’oreille, dans ce cou que tu adores étrangler, sur mes fesses rebondies, au bout de mes jolis seins.

Tu retires avec soin ma cagoule, me demandes de garder les yeux fermés. Tu me conduis sur le palier et claque la porte. Sans un mot.

Je descends les escaliers comme hypnotisée. Je sors dans la rue bien trop passante déjà à cette heure. Les passants me regardent avec bienveillance et curiosité. Je m’arrête devant ma voiture et me distingue vaguement dans les vitres. Mes cheveux trempés collent à mes joues, ma robe en latex est incroyablement osée, je suis à croquer. Mes pieds nus me rappellent qu’il n’existe qu’un temps: le Présent. Ta leçon de vie aujourd’hui…

Je monte dans la voiture. Baisse le pare-soleil. Admire ma bouille. Je n’ai jamais été aussi belle et fière de la femme que je suis. Je n’ai jamais été aussi fière d’être à toi. Je suis en vie, mes démons sont en lieu sûr, tu m’aides à les mater.

La lumière du petit matin m’éclaire, le meilleur est devant moi. Je vais apprendre à saisir les cadeaux de la vie…

A bientôt bel homme, le jeu ne fait que commencer…

 

 

 

 

Je me souviens de toute la beauté de Demain.

Pour moi le mot liberté évoque en premier la liberté des corps qui courent sur la plage. Je vois ensuite la liberté des groupes d’amis qui regardent ensemble l’horizon se colorer en rouge sang. Liberté chérie que je perds ici.

Je hais ce lieu. Cette prison me tuera bientôt. Je le sens. Je le sais. En être conscient me terrorise.

Ma vie s’est arrêtée il y a quelques mois avec mon arrestation. Il y a six mois, hors de cette prison, je prenais grand plaisir à écrire pour le journal local. Un peu de politique, quelques faits divers et surtout la rubrique livres du dimanche!

Quel temps béni et pourtant déjà si lointain. Les gardiens m’ont accordé l’énorme privilège de garder ma plume et quelques feuilles… Prendre ce stylo en main est pour moi comme un bon souvenir, l’espoir de rester un homme libre l’espace d’un instant.

Un homme libre en proie la nuit à d’affreux démons. Un rêve notamment me fait hurler aux loups depuis quelques semaines. Ce rêve me terrasse chaque nuit. Ce gardien qui appelle un par un chacun d’entre nous est l’image même de ma déchéance. Ce premier appel, cet homme, la vie qui s’éteint en une fraction de secondes. Saleté d’existenceeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!

Pause. Calme après la tempête.

Ecrire me permet de prendre de la distance avec cet état nocturne de confusion intense. D’ailleurs cette nuit est ma dernière: là où je vais les cauchemars n’existent pas. C’est mon beau matin: celui de ma pendaison…

Lorsqu’on est enfant, devenir vieillard un jour semble improbable. Quand on est un homme libre, intégré à la société, devenir prisonnier n’existe tout simplement pas. Si l’on savait comme le temps passe trop vite… Que changeriez-vous? Moi rien au final.

Regardez. Je vais être pendu dans deux heures. J’ai de quoi écrire. Je suis le plus heureux des hommes finalement.

Commençons: » L’Art est la preuve que la vie  ne suffit pas… ».

« Monsieur c’est l’heure. Vos papiers, là, on les donne à qui? Le stylo on peut peut-être le garder hein. Une belle plume comme ça, ça serait dommage de la jeter au feu quand même. »

Je leur confie ces bouts de moi qui résisteront peut-être au temps. Je me sens bien. C’est presque insolent de leur point de vue..

Plus de haine, plus de larmes. Mon  amour va à mes amis, à ma famille, à ceux qui avaient éclairé de leurs lumières ma vie…

Mon âme est apaisée, prête à rejoindre ce paradis promis par tous les clergés du monde.

Mon corps tressaille.

La corde autour de mon cou est humide de la rosée du matin. Je suis incroyablement serein et heureux. Prêt à rejoindre un monde plus doux et plus juste.

Ma dernière pensée est divine:

 » Je me souviens de toute la beauté de Demain ».

 

 

Texte écrit en atelier d’écriture. Contraintes: écrire autour de la phrase « je me souviens de toute la beauté de demain ». Marc nous présente une phrase et nous devons écrire la suite. Vont s’enchainer dix phrases. A chaque fois nous devons écrire après ces phrases. Nous avons ensuite une quinzaine de minutes pour relier nos paragraphes sans inclure les dix phrases. Voilà ce texte, belle lecture. Vive l’Art, l’Amour et la Liberté.

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