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LaDouce au pays des Merveilles

Déambulations d'une tendre curieuse

En attendant Bojangles (théâtre)

Sortie théâtre plus que réussie avec cette jolie adaptation de ce roman formidable d’Olivier Bourdeaut.

J’ai adoré cette pièce qui retranscrit à merveille l’amour fou de ce couple loufoque et leur fils narrateur joué par Julie Delarme, Didier Brice et Victor Boulenger.

Tous les acteurs sont tout simplement fantastiques. Vifs, sensibles, fous, amoureux, tendres. Ils servent magnifiquement cette oeuvre que j’avais littéralement dévorée il y a un an environ.

La pièce joue au théâtre Renaissance jusqu’en mai. Allez-y.

Moi je vais me plonger dans la version bande dessinée de cette oeuvre que j’adore. Comme on dit « quand on aime on ne compte pas »!

Vive l’art sous toutes ses formes pour sublimer un texte puissant.

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Tamino

Silhouette élancée d’un géant sur scène.

Mon cœur bat vite puis s’arrête presque. Il ouvre la bouche. La mienne le rêve en elle.

Guitare changée à chaque morceau.

Voix mystérieuse, au timbre unique.

Improvise-moi dix minutes de chant.

Captive ton public aussi silencieux que ton corps recroquevillé autour de ce micro trop bas pour ton corps.

Laisse mes fluides couler jusqu’à mes genoux parce que tu es là offert devant moi. Que je suis là offerte à ses doigts. Que son sexe est déjà dans ma main, dur et excité par mes courbes.

Trio.

Enveloppé du chant des Dieux.

Nous ne sommes rien ici bas.

Des corps.

Par instant des cœurs.

Pour certains comme toi, mon Amoureux et moi des âmes.

Le chant, la bonté, la sensualité nous traversent.

Nous ne sommes qu’instruments merveilleux pour des dieux amoureux du jeu.

Chante Tamino.

Fait trembler mon corps, mon cœur et mon âme.

Laissons les Dieux nous offrir ces moments.

Dix minutes de chant, cinq minutes d’applaudissements.

Et puis tu chantes Indigo Blue et je suis cette femme qui te rend puissant et vivant un instant.

Comme Lui sait m’offrir des moments. De vie. De cris. D’envie.

J’ondule. Je ne danse pas. Je suis en transe sage. Pour toi. Pour eux. Pour Lui. Pour nous.

Habibi.

Habibi ou la chanson de la nuit.

Ta voix ondule du grave à un aigu merveilleux.

Je vole.

Le Temps n’est plus.

Je sais que je t’aime.

Je sais que je l’aime.

Je sais que je les aime.

Habibi.

Tamino.

Merci.

 

La Cigale Tamino for ever

Clémentine3

« La beauté ravageuse de Miguel Vargas en 6ème B ».

Dix-sept mai mille-neuf-cent-quatre-vingt-huit, Anastasia Bartolome fête ses douze ans. Miguel Vargas entre dans sa vie.
Miguel. Une beauté ravageuse. Un corps de dieu grec. Des mains de peintre. Miguel.
Des yeux en amande d’un vert insoutenable. Des dents. Mon dieu des dents de loup-garou prêt à vous égorger. Et puis ses lèvres. Jamais Anastasia n’a fait attention aux lèvres des garçons. A peine a-t-elle remarquée celle des grandes en troisième ourlées et maquillées.
Les lèvres de Miguel. Oh ces lèvres…. Elle qui ne se voyait pas embrasser un garçon avant la troisième la voilà prête à dévorer celles de ce garçon. Un garçon qui vient d’entrer en cours, en pleine année scolaire. Un fils de gendarme comme tant d’autres dans cette ville de Maisons-Alfort qu’elle habite depuis quelques mois.
Monsieur Hontebeyrie ,le professeur d’histoire, a proposé à ce nouvel élève de s’asseoir à côté d’Anastasia. Là. Juste à portée de doigts, sous ses regards déjà amoureux, si proche d’elle qu’elle peut entendre son corps respirer et presque son cœur battre.
En parlant de cœur, celui d’Anastasia bat à une vitesse jamais égalée même en cours d’EPS ! Boum-boum_boum. Il résonne. Devient cloche vibrante , sonnette d’alarme de l’état de transe dans lequel elle se trouve.
Ne pas rougir, ne pas rougir, ne pas. Trop tard. Miguel lève ses yeux verts sur Anastasia et la salue. La jeune fille passe par toutes les couleurs du rose au rouge carmin puis au blanc livide.
« Mademoiselle Bartolome, tout va bien ? Vous êtes d’une pâleur ! ».
Monsieur Hontebeyrie s’inquiète, la classe s’esclaffe « ouh !! Anasatasia est amoureuse », des doigts s’agitent en forme de cœur un peu partout, le chahut s’installe quelques secondes. Le professeur d’histoire crie un bon coup. Le cours peut reprendre.
Anastasia n’est déjà plus là. Happée par Miguel Vargas, elle rêve de ses lèvres, de sa langue, de sa main caressant ses joues ou lissant ses longs cheveux roux. Jamais ses sens n’ont ainsi vibrés, jamais elle n’a ainsi rêvé à un baiser. L’électro-choc amoureux est brutal. Elle ne s’en remettra jamais et les hommes de sa vie d’après seront des clones mal faits de Miguel Vargas. Miguel Vargas le merveilleux, le garçon à la beauté ravageuse.

Clementine2

Elle est belle cette horloge. Pourquoi papa la laisse t elle sur l’imprimante en panne ? Bizarre. Une horloge sur un truc en panne ça sert à rien pourtant. Elle est petite mais belle. Faut juste faire attention en la prenant pour ne pas lui retirer son dôme qui ne tient pas. Décidemment que de bizareries dans cette maison ! Je l’aime bien avec ses formes rondes et lisses, un brin chic made in china ! Rires.
Bon il va falloir que je lui mette des piles neuves. Papa ne s’est toujours pas aperçu qu’elle ne fonctionne plus depuis vendedi ! A ce papa !!! On ne le refera pas !!!
Texte 2 : une bouteille de Badoit

Pourquoi cette bouteille ? D’abord j’aime pas ce vert et toutes ces lettres que je ne sais pas lire ! Marre d’être petit , je veux entrer en cp ! Maintenant !
Le trucbien avec cette bouteille à moitié vide, c’est que les petites bulles attrapent la lumière. Aujourd’hui il fait super beau. Et ça brille.

Texte 3 : une clé usb
« Salut je suis l’inspecteur Marco. Je suis en présence d’un objet suspect. Jaune. Tient dans la main. Entouré de plastique mou et collant. Beurk. Un sigle noir sur ce fond jaune « Intégral ». Attendez y a un capuchon. Suspense. Je l’ouvre… Truc moche en fer. Non identifié. Je ramène l’objet curieux au poste. A plus les gars. »

Clémentine1

Semaine 4 : la fin de l’enfance

Des cris. Perçants. Horribles. Terrifiants. Les enfants sont tous à table. Quelques adultes nous surveillent.
Christelle s’arrache de bras ennemis, hurle. Un cri de louve mise à mort. Un cri venu du néant.
Ma petite sœur hoquette, vomit et se réfugie sous la grande table où nous déjeunions.
Je sais, dès ce moment, que plus jamais je ne serai une enfant.
« -Putain mais tu vas la lâcher bon sang ! »
Le paysan s’interpose entre Lui et Christelle puis tombe lourdement sur ce carrelage. Froid. Dur. Inaltérable. Je suis tétanisée par la peur.
Lui prend l’armoire et la renverse. Je tremble, protège ma sœur et les autres petits du groupe avec Marc , à l’autre bout de la table, qui suit mon exemple et les cache aussi. Je ne suis plus son amoureuse et lui mon amoureux . Nous n’aurons plus jamais neuf ans.Nous sommes un homme et une femme protégeant de la folie de cet homme, des gamins innocents.

Le mari de Christelle brandit un balai et la frappe avec. Il a arraché les vêtements de mon animatrice préférée, laissant apparaître un corps meurtri et en sang, nu.
Le balai se rompt sur ce dos frêle tandis que mon enfance sombre dans ce chaos. Ne plus jamais jouer à la poupée, ne plus rire de rien, ne plus croire en la sagesse des adultes. Il n’y a pas de futur, plus d’envie, que ce goût dans ma bouche, cette saveur de vomi…
Un bout de bois s’écrase sur Marc dont j’étais prête à embrasser les lèvres dix minutes plus tôt. L’amour disparaît avec la fin de notre enfance. J’y renoncerai jusqu’à mes trente sept ans.
Chute. De mon chéri. De cette femme qui saigne , qui sue, qui bave, qui lutte et se débat encore. Chute de ces trois adultes venus la délivrer.
Je protège toujours de mon corps les petits mais mon esprit n’est plus là, je suis déjà partie. Je me laisse disparaître dans une bulle protectrice, une transe hypnotique, une sortie de secours.
Je retrouve Gros Nounours, la balançoire de papi, mes souris. Je salue cette enfance que ces cris ont fait fuir dans ce pays imaginaire bien plus joli que la vraie vie…
Ce jour là mon enfance s’est tue. Ma première enfance. Celle vue par mes parents, mes enseignants, mes amies… Ce jour là l’Autre Enfance, la plus belle part de ma première enfance, est née.
Je n’ai jamais vu le monde de la même façon après. Je n’ai pas senti ce temps dit de pré-adolescence ni celui de l’adolescence. Un jour je me suis réveillée adulte et j’ai laissé partir le monde de l’Autre Enfance. Parce que j’étais prête. Parce que c’était le moment. Parce que l’amour fou de tous ces hommes m’avaient délivrée du passé…
Des cris. Perçants. Horribles. Terrifiants. Des cris trop durs qui ont tué mon enfance à tout jamais.
Une enfance calme et douce pourtant. Une enfance qui me plaisait tant…

Texte pour Elle et toutes les autres.

Pour toutes les femmes (Clémentine4)

Semaine 4 : la fin de l’enfance

Des cris. Perçants. Horribles. Terrifiants. Les enfants sont tous à table. Quelques adultes nous surveillent.
Christelle s’arrache de bras ennemis, hurle. Un cri de louve mise à mort. Un cri venu du néant.
Ma petite sœur hoquette, vomit et se réfugie sous la grande table où nous déjeunions.
Je sais, dès ce moment, que plus jamais je ne serai une enfant.
« -Putain mais tu vas la lâcher bon sang ! »
Le paysan s’interpose entre Lui et Christelle puis tombe lourdement sur ce carrelage. Froid. Dur. Inaltérable. Je suis tétanisée par la peur.
Lui prend l’armoire et la renverse. Je tremble, protège ma sœur et les autres petits du groupe avec Marc , à l’autre bout de la table, qui suit mon exemple et les cache aussi. Je ne suis plus son amoureuse et lui mon amoureux . Nous n’aurons plus jamais neuf ans.Nous sommes un homme et une femme protégeant de la folie de cet homme, des gamins innocents.

Le mari de Christelle brandit un balai et la frappe avec. Il a arraché les vêtements de mon animatrice préférée, laissant apparaître un corps meurtri et en sang, nu.
Le balai se rompt sur ce dos frêle tandis que mon enfance sombre dans ce chaos. Ne plus jamais jouer à la poupée, ne plus rire de rien, ne plus croire en la sagesse des adultes. Il n’y a pas de futur, plus d’envie, que ce goût dans ma bouche, cette saveur de vomi…
Un bout de bois s’écrase sur Marc dont j’étais prête à embrasser les lèvres dix minutes plus tôt. L’amour disparaît avec la fin de notre enfance. J’y renoncerai jusqu’à mes trente sept ans.
Chute. De mon chéri. De cette femme qui saigne , qui sue, qui bave, qui lutte et se débat encore. Chute de ces trois adultes venus la délivrer.
Je protège toujours de mon corps les petits mais mon esprit n’est plus là, je suis déjà partie. Je me laisse disparaître dans une bulle protectrice, une transe hypnotique, une sortie de secours.
Je retrouve Gros Nounours, la balançoire de papi, mes souris. Je salue cette enfance que ces cris ont fait fuir dans ce pays imaginaire bien plus joli que la vraie vie…
Ce jour là mon enfance s’est tue. Ma première enfance. Celle vue par mes parents, mes enseignants, mes amies… Ce jour là l’Autre Enfance, la plus belle part de ma première enfance, est née.
Je n’ai jamais vu le monde de la même façon après. Je n’ai pas senti ce temps dit de pré-adolescence ni celui de l’adolescence. Un jour je me suis réveillée adulte et j’ai laissé partir le monde de l’Autre Enfance. Parce que j’étais prête. Parce que c’était le moment. Parce que l’amour fou de tous ces hommes m’avaient délivrée du passé…
Des cris. Perçants. Horribles. Terrifiants. Des cris trop durs qui ont tué mon enfance à tout jamais.
Une enfance calme et douce pourtant. Une enfance qui me plaisait tant…

Texte pour Elle et toutes les autres.

Ecrire un dialogue d’ados autour du climat (Clémentine5)

Marche pour une planète préservée. Janvier 2030.

Aaron : » Encore marcher , j’en ai assez de marcher tous les samedis depuis novembre. On n’avance à rien en marchant. »
Marie : » Tais-toi frérot. La marche pour le climat est une nécessité, pas un choix ! ».
Fabrice : » Ta sœur a raison, on ne doit rien laisser à ces politiciens véreux à la botte des multi nationales. Marre de manger des soupes en poudre et de décontaminer l’eau tous les matins. »
Aaron : «  Si vos parents avaient moins réfléchis et plus agis on n’en serait pas là. Mes parents m’ont élevé en écharpe de portage, lingettes tissus et couches lavables. Ma mère cuisinait locavore et utilisait une coupe menstruelle dont elle récupérait le sang pour fertiliser nos plantes. Jamais une lumière de trop , vélo ou marche à pieds pour aller à l’école et au boulot. Bah tu sais ce que les Macron et descendants ont fait d’elle ? Ils l’ont enlevée en 2020 et l’ont torturé comme « ennemie du progrès et de la bourse mondiale ». Torturée. Tuée. Incinérée ! Un comble pour une écologiste engagée qui voulait que son corps nourrisse les lombrics , dans un cercueil biodégradable ! Ma mère est partie en fumée, polluant encore plus cette foutue planète que les plus aisés fuient déjà. Une planète envahit par les eaux , le gel, dont les continents disparaissent et la vie avec ! Alors marcher , encore marcher, toujours marcher, moi je n’en PEUX PLUSSSSS ! »
Marie et Fabrice : » Tais -toi Aaron, putain, tais-toi. « Ils » ne vont pas apprécier, mais alors pas apprécier du tout ».
Un garde s’approche, sourit à Aaron qui ferme les yeux. Balle qui explose sa boite cranienne.
Le garde : » Allez les gosses on marche pour le climat. Vos pas sont notre énergie. On a des usines à faire tourner nous ! The show must go on ! ».

Pour toi…

Merci de tes mots chaque jour.

Merci de me donner envie de les lire tous les jours.

J’en rêve déjà ce soir.

Hâte de te lire, demain.

Envie de glisser ma main au creux de mes reins.

Viens.

Embrase moi.

Je suis à toi.

Embrasse moi.

Tu me manques déjà…

Pour Lui.

Film: chroniques sexuelles d’une famille d’aujourd’hui

Encore une pépite sur Netflix. Ce film assez lent dans son déroulé pose la question du sexe à tout âge et de toute sorte.

On suit une famille toute simple en apparence qui, un jour, va décider de parler de sexualité en famille. Avec pudeur souvent, parfois moins.

La bisexualité, la forte envie sexuelle aussi, le dépucelage, les escorts, l’amour à 75 ans…

Ce film aurait pu devenir pièce de théâtre. Beaucoup de dialogues, peu d’actions et pas mal de pistes de réflexions.

J’aime.

A proposer à nos grands enfants aussi pour parler de ces moments si précieux dans nos vies humaines (pas avant 16 ans quand même, certaines scènes sont franchement érotiques et excitantes!).

 

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