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LaDouce au pays des Merveilles

Déambulations d'une tendre curieuse

« Trop » mais si beau…

Tu es venu ce soir à la sortie de mon travail. Tu as vingt minutes de retard et tu es tout énervé de cet imprévu qui va faire de notre heure de baisers une courte entrevue.

Tu me serres dans tes bras et m’apportes le repas de souris que tu as prévu pour moi : mini croque monsieur, crumble aux pommes, petite eau minérale.

Je n’arrive pas à avaler plus de deux bouchées tant tes baisers me troublent. Tes mains et tes doigts ne sont pas en reste. Ils glissent sur ma peau refroidie par l’heure tardive.

Je te parle un instant de mon ancien partenaire avec qui la rupture est difficile, tu esquives sèchement le sujet, je n’insiste pas. Vous vous appréciez, c’est injuste de te mêler à ce qui finalement ne te regarde pas. Et puis je suis forte aujourd’hui. La Naive est morte au profit de la Sorcière. J’ai de quoi me défendre sans toi. Sans personne d’ailleurs. Il y a des chemins qu’il me faut emprunter seule…

Tu veux me montrer tes lunettes de la mort qui tue mais tu ne les trouves pas. Pour la première fois en deux ans je te vois à cran, vraiment énervé. Je te canalise rapidement. Je n’aime pas te voir partir ainsi dans la colère. Mes mots t’apaisent, mon sourire ravageur aussi.

Séquence love, tu me prends dans tes bras, me fais remarquer que tu portes cette chemise en jean à boutons que je ne connaissais pas. Une chemise parfaite en concert lorsque, ivre de mon envie de toi, je l’arracherai pour frotter mon torse au tien. Une chemise d’une souplesse incroyable au col stylé comme tu les aimes.

Tes doigts glissent ,sur mon invitation, entre mes cuisses pour y recueillir mes fluides. Tu les sens et les goûtes encore et encore. Je sais depuis longtemps déjà que mes odeurs d’amour sont de véritables filtres chez toi. J’adore cela. Te voir prélever mes délices m’excite intensément.

Tes yeux me fixent et c’est le fauve qui ressurgit. L’animal qui me rend folle et exacerbe mon envie d’être prise par toi. Tu tires sur mon vêtement et me bouffe la bouche. Je m’accroche aux pans de ta chemise que j’ai ouverte. Tu cries que tu m’aimes comme un fou et que je vais te manquer. Je te murmure que je t’aime et cède à tes baisers. Mon sexe explose. Je coule d’amour. Je suis amour. Le temps est mort.

Je reprends pied rapidement, l’allumage public est trop fort ici et la peur de me faire surprendre l’emporte sur le reste. Tu te détaches à regret de mon corps.

Je te fais fermer les yeux et t’offre ces cymbales tibétaines qui m’ont accompagnée dans mes voyages. Je les fais chanter pour toi. Mes mains vibrent avec elles, mon cœur aussi. L’an prochain je me formerai en massage avec des bols tibétains. Leurs sons ont le don de guérir l’âme et les cœurs. Ils calment aussi. Je te masserai avec pour apaiser ton être qui supporte ces « trop » qui dans tes bras me comblent mais qui dans ta vie, parfois, t’encombrent. Tu fais chanter tes dragons puissants et tu ris. Tu apprécies le son si long qui s’échappe de ces petites cymbales. Emmène les Love. Prends les en voyage avec toi et connecte toi à leur mélodie chaque jour. Elles ont vibré pour moi deux ans. C’est un honneur de te les offrir à présent.

Mon Amour, ma Merveille, j’aime tes « trop » quand ils ne te dévorent pas. Je suis de plus en plus un rempart à ces excès quand ils t’empêchent d’avancer. J’aime t’apaiser plus que tout je crois. T’accueillir énervé par la vie que tu t’imposes et te laisser repartir avec des yeux d’enfant n’a pas de prix. J’adore t’emmener dans mon univers et  t’y voir heureux. Hier soir j’ai utilisé mon intuition pour t’aider à retrouver cet objet que tu avais perdu. Hier tu as écouté ma voix et la mélodie de mes cymbales pour accueillir la vie. Je reste à tes côtés jour et nuit. Même en mode souris blottie dans ton cœur. Même loin de toi et de ta vraie vie…

A mon Capitaine.

 

Belles vacances. Je pars deux semaines à l’étranger. Portez-vous bien, on se retrouve la semaine de la rentrée. Baisers fougueux, piquants, doux ou tendres comme il vous plaira…

 

Ensemble: bis repetita. (partie 2)

Nos corps en sueur se retrouvent enfin. Dans nos combats d’animaux il faut par moment des trêves humaines. Des pauses câlines.

Je me serre contre toi. M’imprègne de ta sueur. Je veux à jamais me souvenir de la douceur des poils de ton torse, de la force de tes mains de musicien. Il me faut le goût de ta peau pour la fin de ma vie. Je veux mourir avec ton sourire, ton désir de moi, ton amour infini et sublimé dans le coeur.

Je te murmure mon envie de recevoir ton poing en moi. Cette invitation est rare et précieuse. Tu es le seul homme sur cette terre à pouvoir me fister. Nos yeux se connectent. Tu es très séduisant. Tu éclaires ma bouille d’une lumière douce qui fait ressortir la beauté de mes traits quand j’aime et je jouis.

Ta main se fait velours. Tes doigts me découvrent doucement et tendrement. Ecoute et sensualité font de cette pénétration une danse d’amour. Mon corps s’ouvre sur mon cœur. Mon âme est connectée à la tienne. Les animaux et les humains que nous étions ont disparu. Nous sommes souffles de vie, dieux infinis.

Je me cambre, te serre dans des spasmes de plaisir. Mon sexe devient grotte accueillante pour ton poing. Ton corps en moi transforme le mien. Nos peaux s’accordent, mes fluides t’inondent. Je suis tienne à cet instant. Tu es à moi aussi.

Notre nuit est très courte mais agréable. Au réveil, encore endormie, tu m’offres encore ce sexe gorgé d’amour et de désir. Douche et petit-déjeuner nous permettent de courtes pauses dans nos ébats. Nous semblons plus calmes que la veille mais ce feu nous brûle encore. Nos yeux se cherchent. Nos mains tremblent quand nous nous frôlons autour d’une brioche toastée. Il faut que tu partes travailler. Je dois éteindre la radio en partant. Je t’écoute tant bien que mal. Mon sexe, mon anus et ma bouche souffrent des coups que tu m’as donnés pendant sept heures. Pourtant je commence à perdre pied. Je n’enchaine plus les phrases correctement, mes yeux deviennent suppliants. Tu me demandes si je ne suis pas en train de te demander de me baiser encore. Je murmure un oui presque inaudible et me place sur les escaliers. Tu baisses ta braguette, défais ta ceinture dont la tige va me blesser comme d’habitude. Me tires violemment les cheveux en arrière. Je bave autant d’excitation qu’à cause de cette torsion contre nature. Tu épargnes mon cul qui n’est que brûlure mais pénètres mon sexe ouvert et ruisselant. La violence de ton entrée me rappelle combien ma vulve va souffrir dans les prochains jours. Ton sexe est encore plus gros que la veille et je dois t’accueillir. La femme animal sait comment s’écarteler pour te laisser la place. La juste place. Celle qui serre ta verge et la laisse sans répit. Tu hurles, répondant à mes cris de femme satisfaite.

Tu te retires de mon sexe qui pulse comme jamais et m’enfonces ta queue profondément dans ma bouche. Un jet amer me noie. Je l’avale avec empressement et fierté: tu n’auras pas à te changer, j’ai tout avalé. Tu replaces ton pantalon impeccable, refermes ta braguette et remets ta ceinture qui a griffé mes cuisses et mon cul. Tu ne sens plus ton frein qui te brûle, te ne sens plus tes jambes qui flanchent. Tu lèches tes doigts que tu as glissés en moi pour t’abreuver encore de mes fluides que je sais rendre particulièrement odorants pour te plaire.

Tu me dis les mots d’amour qui rendraient amoureuse toute femme. Je t’écris une lettre qui sublime ce moment.

La vie nous offre un amour qui grandit chaque jour depuis deux ans un mois et vingt-trois jours. Un amour qui alimente nos goût de sorties, notre envie de concerts, nos ébats tendres parfois; furieux souvent. Amour qui augmente tout comme l’addiction de nos corps emmêlés.

Merci d’être entré par hasard dans ma vie. Merci de faire de nos rencontres des instants inscrits dans l’éternité.

Merci d’être l’homme qui enchante ma vie et me rend meilleure chaque jour.

Merci d’accueillir ce que je suis et ce que je t’offre. Merci de ralentir pour rester dans mes bras et contre mon cœur.

Autrefois je t’écrivais « je t’aime, je t’adore, te désire. Tu me manques ». Aujourd’hui je pourrais t’écrire que je t’aime chaque jour un peu plus, que j’adore le couple que nous créons, que je suis submergée par mon envie de toi comme tu l’es de la tienne pour moi. Je ne peux plus t’écrire que tu me manques. Je suis connectée à toi chaque seconde, particule d’amour et de vie à tes côtés jour et nuit. Je n’ai plus peur de ne pas te voir des semaines entières. Tu ne me manques pas car tu es toujours là.

 

Je fais de cette phrase mon mantra ce soir: « Lorsque nous remplissons notre tête de bonnes choses, les mauvaises n’ont plus la place d’y entrer »…

A très vite.

Ta sorcière plus amoureuse que jamais, plus désireuse de ton feu qu’autrefois.

Ensemble: bis repetita. (partie 1)

Ce soir je rentre avec deux heures trente de retard chez toi. Ton sourire réchauffe la femme trempée par la pluie que je suis. As-tu vu ces éclairs magiques qui allumaient les rues? Enfant j’en avais peur. Femme je les adore.

Tu as préparé un repas digne d’une reine. J’aime te voir nu sous ton tablier t’affairant aux derniers détails. Je sais mieux que quiconque me glisser sous la table pour te déconcentrer de mes petits coups de langue délicieux. T’entendre gémir sans voir ton visage m’excite au plus haut point.  Et c’est avec un sourire ravageur que je me replace dans ton canapé, te laissant excité mais frustré de cette fin provocante.

Ne t’inquiète pas tu vas me dévorer! Mes yeux t’appellent sur ce nouveau canapé. Je soulève ma robe, retire ma culotte, me masturbe. Ma tenue relevée laisse voir mes lèvres qui se gorgent d’envie. As-tu remarqué comme celles de gauche s’écartent pour t’inviter à les lécher quand je suis brûlante?

Tu te laves les mains, arrache ce foutu tablier et te jette à mes pieds. Tes doigts m’écartent sans ménagement les lèvres. Ta bouche entame son ballet. Mes cris ne se font pas attendre. J’agrippe tes épaules, caresse ton crâne et supporte ta barbe de trois jours qui irrite mon sexe si fin. Le contraste entre cette brûlure et le froid de ta langue est incroyable. J’aime de plus en plus recevoir et donner ces marques sensuelles: douceur et douleur, quel joli duo.

Je te jette ce regard animal auquel tu réponds par une crispation de ton visage. Ta famille et la mienne pourraient arriver, à cet instant il n’y a que nous sur terre. Nous et notre envie irrépressible de nous baiser. Ne pas faire l’amour, ne pas performer, ne pas câliner. Non. Juste se bouffer, se défoncer, se baiser avec délice et violence.

Je me cambre outrageusement sur le canapé et tu me perfores sans ménagement. Ma vulve est si humide et ouverte que je ne souffre pas de la violence de cette entrée. Tu cries que je suis ta chienne, que je te rends fou, que mon odeur devient drogue violente. Je suis sorcière et tu me l’hurles aussi. Sorcière de l’amour. Blanche la journée, rouge la nuit quand elle te réclame au fond de ses entrailles.

Mon corps s’ouvre pour toi et le tien se démène. L’heure passe. Le temps est déjà mort pour nous je crois.

Epuisés nous entamons enfin ton repas. La dernière bouchée de ton amuse-gueule terminée je me lève, t’appelle. Tu me trouves affalée sur les escaliers te suppliant de vérifier avec moi la propreté de ces derniers. Tu attrapes mes cheveux m’obligeant à te regarder me prendre sans ménagement. Mon sexe pulse et t’entoure. Le tien n’a jamais été aussi gros que ce soir. Il est nu et superbe. Fier de me labourer sans ménagement. Fier des cris que je ne peux retenir. Tes coups me broient et me submergent. Je ne suis que désir furieux, que femme animal rêvant de t’aspirer en moi pour ne plus jamais trouver le repos des sens. Des larmes coulent mais tu ne les verras pas. Seul le bois de ces escaliers impeccables le sentira…

Ivres de nos plaisirs nous finissons tant bien que mal ce poulet au curry absolument merveilleux. Mon amour, cuisine pour moi autant de fois que tu le souhaites, j’adore! Te voir cuisiner, préparer ensemble notre dessert, déguster ces plats me rendent encore plus amoureuse. Et la nourriture semble exacerber mon envie de toi. Nourriture ou plutôt joie de te déconcentrer quand tu dois être bien sérieux! Ce n’est pas de ma faute, c’est toi qui fait ressortir mon côté chipie je crois… Sourires. Comme tu les aimes. Francs, charmants, promesses de tendresse et de sexe.

Ton lit m’attire ensuite. Ton sexe reste gorgé de notre envie de me prendre à nouveau sans ménagement. Ma mémoire se perd dans toutes ces positions dans lesquelles tu m’as contrainte. Je ne garde que mes hurlements quand tu rentrais puis ressortais pour mieux me reprendre, mon sexe déchiré par ton corps qui frappait le mien.

Ma vulve épuisée laisse ensuite la place à mon cul que tu adores. Là c’est moi qui te guide. Je m’empale à un rythme tout doux sur ta verge énorme. Mon cul dilaté est prêt à recevoir ta force d’homme. J’ai une passion pour la sodomie depuis que cet homme m’a fait jouir ainsi. Avec le temps et le manque d’amants, je ne m’en offre plus autant qu’avant. Je sais que c’est une bonne chose. J’aime t’offrir et te réserver certaines de mes pratiques préférées. Cela te place en haut de ma hiérarchie humaine , sensuelle et sentimentale. L’idée d’être une rareté me comble en fait. Ego quand tu nous tiens et nous sublime…

Le womanizer en marche, je te donne la permission de me prendre fort. Je crois n’avoir jamais joui ainsi. L’oreiller que j’ai dévoré à cet instant doit encore avoir la trace de mes dents! Mon corps explose et implose dans une jouissance atroce. De femme femelle je suis devenue particules inhumaines. Bouts d’étoile et d’essence divine. Bouts de nous…

(à suivre)

 

 

Je vais t’oublier…

Deux ans aujourd’hui que nos langues se sont mêlées, nos sexes ont fusionné, mon âme s’est posée à tes côtés.

Deux ans que je te vois comme un artiste extraordinaire, comme un amant hors-pair.

Deux ans que mon cœur attend en vain le tien.

Deux ans pour quoi, vers quoi?

Avec le recul je me dis que tu as servi à me remettre dans ma vie d’avant. La vie d’avant eux, d’avant lui, d’avant toi. Ma vie de meuble. De mère aussi. Nos discussions interminables auront permis d’apprendre à m’affirmer, à ne plus me taire…

Aujourd’hui je rentre chez moi. Ce chez moi qui n’est pas le mien où je ne suis pas vraiment bien. Ce chez lui où j’ai grandi. Ce lieu où mes enfants apprennent la vie. Ces enfants qui me font rester et m’accrocher.

J’ai passé quatre ans sur les routes à rêver d’une vie de couple. Une vie toute simple. A tes côtés. Auprès de lui aussi. Duo magique. Opposés qui me portaient vers un équilibre parfait. Qui m’accompagnaient lorsque je rêvais…

Ce matin je pleure encore en écrivant ces foutues lignes. Une vieille chanson disait qu' »après avoir fait le tour du monde, tout ce qu’on veut c’est être à la maison ». Je vais la chantonner avec la magnifique « avec le temps » du grand Léo en redoutant le jour où « alors vraiment , avec le temps, on n’aime plus ».

Je n’ai plus longtemps à vivre dans ce monde doré et idéalisé que j’ai côtoyé quatre belles années. Alors depuis un mois je me brûle les ailes. Pour mourir sur scène , en étoile rayonnante. Performer pour oublier. Pour se réinventer. Saluer la femme nouvelle que j’ai fait éclore. Au prix de colères, de souffrances mais de rires et de corps enlacés aussi.

De vous tous il ne reste que trois hommes près de moi. Et aucun espoir d’avancer avec l’un de vous dans les prochaines années.

Le premier trouvera la femme idéalisée qu’il recherche. Ils seront heureux et parents. Ma présence à leur côté ne pourra se faire.

Le second me veut chaque seconde à ses côtés en ce moment. Les derniers jours des condamnés. Les plus beaux parait-il. Il va partir vivre avec elle. Il m’oubliera. Moi pas.

Toi tu vas continuer à  satisfaire ton corps d’homme dans des bras très jeunes. Et puis tu vas trouver une femme à ta démesure. Tu m’oublieras. Moi, il le faudra.

Lily, 12 ans, me demandait comment c’était possible d’oublier « comment c’était l’amour avec un garçon ». Je ne sais pas. Je souffre d’une bonne mémoire. De celle qui vous fait rêver la nuit à de doux baisers, à de belles promesses, à un joli avenir.

J’avance Lily. A mon rythme. A ma façon. J’ai déjà oublié comment c’était le sexe avec eux. Quel goût avait leurs bouches. La douceur de leurs torses contre le mien. Je les aime encore mais je crois quand même que je vais bien.

Petite Lily j’aimerais te dire que vivre l’amour est la plus belle des aventures. Qu’elle justifie en grande partie notre existence. Que tu trouveras la ou les personnes qui te sublimeront d’un simple regard. J’aimerais t’offrir ces mots. J’aimerais vraiment.

J’aimerais mais je ne peux pas. Pas encore.

Aujourd’hui je te dis avec honte que je rentre la tête basse, le cœur déchiré, les larmes en cascade. Je retourne dans ma caverne après avoir vu le monde. Je reviens raconter à ceux qui n’y étaient pas sortis que leurs ombres sont plus belles que le soleil. Que la solitude est plus réconfortante que leurs bras. Que dans cette caverne je vais me blottir et me laisser sécher. Me vider de mes pensées. M’auto-réconforter.

Je chanterai qu’il était mon plus bel espoir. Que je nous voyais ensemble très heureux et amoureux. J’écrirai les paroles magiques qui me le rappelleront quand ma mémoire renoncera à se souvenir. Je lui dirai comme son corps me manque, comme je regrette de n’avoir jamais éveillé aucun sentiment amoureux chez lui. Ma voix se fera douce quand je raconterai nos nuits. Les nuits où je l’admirais dormir et où j’osais timidement embrasser son épaule. Les rares nuits où il était bien. Les seuls moments où je me sentais vraiment à lui.

Lily je vais te rappeler d’être autonome financièrement pour ne jamais te soumettre au chéquier de ton hébergeur. Je vais t’apprendre à trouver le bonheur en toi et non en quelque chose ou quelqu’un. Je vais te faire promettre de ne pas tout espérer d’un mais de créer à plusieurs. Je vais te rappeler que tu es une perle et que tout t’est possible. Ici et maintenant. Demain et là-bas également…

Lily n’ait pas peur de mes larmes. Elles me lavent. Me font grandir. Je suis comme la rose de ton jardin: sans eau je ne grandis pas. Sans soleil non plus.

Ce soleil il est en moi. Personne ne peut me le voler. Je dois juste l’apprivoiser.

Je ne veux pas « n’aimer plus ». J’ai juste besoin de prendre des forces avant de continuer mon chemin.

Je t’aime Lily. Même si aujourd’hui tu vis loin de moi. L’amour justifie ce temps que l’on use et que l’on appelle la vie.

Je l’aime fort Lily. Je l’aimerai toujours même en tout petit. Je ne sais pas oublier… Je ne pourrai pas ne plus l’idéaliser. Il est temps pour moi d’accepter et de continuer.

 

A mes éphémères, mes amants, mes aimés. A celui qui m’a nommée son « attachiante », à mon capitaine, à mon lion. Aux rares femmes qui ont émue la femme toute douce que je suis et resterai.

 

 

 

Petits mots en vrac.

-Je voudrais m’endormir dans ses bras pour ne plus revenir…

Il faudra pourtant tenir. De longs mois. Des années probablement…

En serai-je capable?

 

-Dans ses bras me blottir, contre ses seins m’adoucir.

 

-Laisser sa langue faire de moi son petit.

Et croire encore une fois à la beauté de ma vie.

 

-Te laisser me sourire, me parler des heures, être gêné de mes larmes. Te prendre dans mes bras. Sentir à travers ce nouveau polo ta peau en sueur qui vibre encore. Te désirer mais ne plus le montrer. T’écouter me confirmer qu’elle m’aime vraiment. Boire ces paroles qui dans ta bouche sont irréelles: « Je t’adore. Prends soin de toi. Je t’aime. »

 

-T’aimer comme aucun autre homme puisque vous êtes tous uniques.

 

-Te revoir. Savourer ton désir de me revoir.

-Je t’aime tant… D’un amour d’enfant.

Biolay Benjamin

« Horse song ».

Un hymne au désespoir et à la vie.

Un artiste entre rires et détresse.

Entre pauvreté et richesse.

J’ ai découvert  Benjamin Biolay avec Palermo Hollywood. Un album écouté des heures. Le rire aux lèvres. Les larmes aux yeux.

Impression d’être racontée. D’être sondée. Dépossédée de mes démons.

Violence. Absence. Avalanche.

Goût des mots pour exorciser ses maux, mes défauts.

Envie de culs, d’alcool, de danse, de queens.

Envie de rire, d’hurler, de vomir.

Envie de toi près de moi sans loi.

Et puis je t’ai écouté ce jeudi 6 juillet à Paris. Et j’ai frémis. Envie d’être souris. Blottie. Dans ton lit.

Le lendemain j’avais une place pour ton concert et Volver en boucle dans la voiture.

Je t’aime.

« Horse song ».

Ton hymne à la vie, à la mort.

Parce que la vie doit être tragiquement triste ou sublimement heureuse.

La déprime ne nous va pas. Il lui manque nos excès. Violets. Biolay.

A ta santé mon amour.

J’ai écrit deux fois pour toi ce jour…

 

 

 

Elle renonce à lui pour moi….

Je me réveille la tête lourde ce matin après avoir très peu dormi. Hier j’ai eu l’honneur d’être infiniment aimée par une femme. Une auteure merveilleuse, une habitante de mon quartier, un petit bout de nana vachement sympa.

Hier elle m’a annoncé qu’elle renonçait à un homme pour préserver notre amitié. J’en suis encore surprise et heureuse. Je savais qu’ils devaient manger ensemble. Je ne m’inquiétais pas. J’acceptais même l’idée qu’ils soient amis horizontaux. Elle me sait amoureuse. Elle a stoppé cette relation tendrement charnelle pour ne garder que l’amitié qui nait entre eux.

Je suis épatée de la bienveillance des femmes qui sont dans ma vie en ce moment. Mes hommes décommandent leurs rendez-vous, me mentent, me font souffrir nuit et jour. Mais les femmes sont là. Non pas pour  profiter de ma peine, mais pour me dire que je suis belle et formidable sans le regard des hommes aussi. Elles sont à mes côtés pour me proposer une maison à la mer, histoire de pleurer un bon coup et revenir plus heureuse. Elles sont aussi là pour m’offrir leurs bras, leur temps libre, leurs rires.

Leur soutien m’est infiniment précieux. J’aime nos repas en terrasse, nos confidences, nos balades de nuit sur la Marne en canoé. J’aime que vous ne détourniez pas la tête quand mes paroles se troublent et que les larmes montent.

Merci de ne pas dire du mal de ces hommes qui me blessent. Merci de voir l’avenir d’une belle lumière. Merci de me soutenir. Merci d’être là. Infiniment douces et bienveillantes. Sans me juger ni me condamner.

Je vous aime et vous remercie.

Votre amie.

La vie est faite…

La vie est faite:

de rêves qui ne se réaliseront pas

d’amour fantasmé dans ses bras

de salopes anacondas

 

La vie est faite:

de son sexe si fort en moi

de notre chat blotti comme un roi

de mon envie de tout vivre avec toi

 

La vie est faite:

de ces êtres que je brûle

de mon corps que j’encule

de ces seins minuscules

 

La vie c’est:

la mort assurée

la souffrance supportée

la joie oubliée

 

Et.

La vie est une tragédie qui me lie à la nuit

Qui m’enfouit

Me détruit.

 

La vie sans toi c’est un gouffre à chacun de mes pas.

Un non-sens, un rituel de l’au-delà.

Un sacré brouhaha.

 

Puis.

La vie est faite comme une erreur, comme un hymne au malheur, à la douleur.

Un jeu de con , une violente déraison, un éternel abandon.

Dansez mes amis la fête est déjà finie, c’est l’heure de vous glisser dans vos cartons et de vous faire bouffer le fion.

La vie est faite d’amour et de trahisons. De connasses pures et de salopes démons. D’hommes sans amour, sans passion. De toi au sommet de cette oraison.

La vie est faite de moments de joie qui se retirent déjà. Vagues terribles qui me détruisent et gâchent la fiesta.

La vie est faite pour toi et moi. Je te dis cela et tu t’en vas.

La vie est faite pour me cacher, dans un trou m’enterrer. Attendre la mort et déguster la rosée.

La vie est faite pour qu’au petit matin je sente ses mains m’envelopper et me protéger. Parce qu’à cause de toi aujourd’hui je ne suis qu’un petit bout de femme, un petit bout de moi, une fin de vie, un tout rien du tout.

Réchauffe moi, hume moi, accueille moi. Dans la vie ou la mort je te suis si tu me portes un peu encore.

Enveloppée. Possédée. Troublée. Envoûtée. Je suis à toi. Toi démon ou saint qui me protège déjà. Toi qui n’existe pas.

Accepter la souffrance et la résilience.

Ne plus penser.

Ne plus avancer.

Ne plus espérer.

Crier.

Hurler.

Hair.

Détruire.

Vomir.

S’accroupir.

Te fuir.

 

Et enfin.

Se relever.

S’engager

Se soulever

Se retrouver

Peut-être se réapproprier ce corps décomposé

Se sublimer

Se chouchouter.

Pour poursuivre

Se découvrir

Se divertir

Et puis un jour écrire que la vie est faite:

de rires

de joie

d’émoi

de ses bras

de sa bouche

de son sexe partout en moi.

Que la vie est une danse qui balance au grès de nos avances

Que la vie se mérite mais qu’elle a le don de nous rendre heureux de notre condition de vieux.

Que te voir jouir, rire, agrandir les champs des possibles n’a pas de prix.

Qu’avant lui je ne savais pas que l’on pouvait souffrir comme ça.

Qu’avant toi je ne savais pas que l’on pouvait aimer comme ça, que l’on pouvait m’aimer comme toi.

Toi.

Toi mon roi, mon tout, mon amoureux de la vie.

Mes rires, mes sorties, mes envies.

Mon tango, mon bateau, mon Nando.

Je nous veux soleils couchants

Lunes rondes

Soleils foudroyants.

Etoiles brillantes

Ivres de printemps.

Finalement.

La vie ne se dompte pas

La vie ne s’endort pas

La vie est une jolie salsa.

Mais.

La vie à deux c’est mieux

La vie ensemble c’est peu

Quand on est déjà vieux.

Il parait que même morts les amants s’adorent.

Dans une atmosphère technicolor

ultrasonore.

Je veux croire que même aux cieux,

nous serons les plus beaux amoureux

et que de nous on dira qu’est-ce qu’ils étaient heureux!

La vie est faite de petits mots qui donnent sens à notre virtualité.

Je te les offre le cœur emballé

dans de jolis petits papiers dorés.

Amour

Joie

Glamour

Rires

Lire

Photographier

Ecouter

Te domestiquer

Te dévorer

Nous approprier.

La vie est faite de vécu, de gens parfois perdus.

La vie est faite de rires et de souvenirs.

La vie est faite de ma foi qui me sort du désarroi

La vie est faite de l’amour qui ne rime pas avec toujours

La vie est faite de toi et moi

Roi et reine de nos choix.

Dansons maintenant puisque le temps n’est plus

Je t’ai aimé, je t’aime, je ne l’aime plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci pour cette semaine de folie

Quand le cœur saigne rien ne vaut la présence de ses proches.

J’ai passé une semaine rêvée près de mes amies, potes , amants et amoureux.

Lundi resto avec deux amies auteures délicieuses. Je vous adore vous qui savez si bien écouter et soutenir. Je nous sens portées par une sororité qui me manquait. Rire des moufleries de nos hommes a été libérateur. On a beau les adorer les « ne me caresse pas le torse je vais te vomir dessus » et autres perles ne passent pas vraiment! Définitivement hommes et femmes ne parlent pas la même langue. Vive le dialogue pour arrondir les angles. Pas vrai les filles?

Mardi Moon avec un être délicieux qui a su entrainer une jeune femme dans nos filets. Un joli trio et un hammam réconfortant. Vapeurs et chaleur m’enveloppaient pendant que ma sueur évacuait à profusion les larmes de mon corps. La symbolique de la cascade chère aux hypnothérapeutes en direct live! Le pied!

 

Mercredi j’ai profité de mes crapules et de leur brouhaha incessant. On est femme mais aussi mère. C’est bon de ne pas oublier ses responsabilités entre deux sorties…

 

Jeudi mon meilleur ami m’a offert un cadeau de folie: m’emmener en shooting chez un photographe de talent. J’ai pu reposer nue pour un joli projet dont je vous reparlerai. Mon corps, que mon ex a réussi à enlaidir à force de ne plus le toucher, s’est réveillé. Ex qui adore parler d’absence de libido alors qu’a priori pour certaines très jeunes femmes ses érections fonctionnent (le mystère du sexe masculin m’étonnera toujours). Bref quand on a du mal avec son corps, rien de mieux qu’un shooting très doux. Je crois que les quelques photos de la séance m’ont fait de nouveau assumer la sensualité et la tendresse qui émanent de ce corps anatomiquement anormal et énorme. Mesdames, messieurs: vive les belles photos de nu pour percevoir la beauté qui réside en chacun de nous, dans une diversité merveilleuse.

Nous sommes ensuite partis faire un shooting en extérieur. C’était mon premier et je préfère encore cela aux shootings studio. Jouer avec la lumière, les ombres, la végétation bah c’est vraiment cool! Merci à Ludo pour son accueil et ces expériences. Le resto italien où nous avons mangé ensuite a terminé en beauté la journée.

 

Vendredi big journée pleine de bonnes ondes.

Je suis partie à Montreuil rejoindre Delphine de Karukera Bijoux. Delphine est la fille parfaite par excellence. Ouverte à tout projet, soucieuse de coller aux désirs de ses clients, artiste merveilleuse: elle est mon modèle artistique. J’ai dessiné avec elle un modèle de pendentif superbe réversible. Le motif est de circonstance puisqu’il s’agit d’une montgolfière. Cette jolie métaphore permet de se délester des sacs qui nous encombrent pour voler librement avec joie. J’ai plusieurs gros sacs à larguer. Je sais que ce talisman, puisque je conçois ce bijou ainsi, va m’accompagner dans ce cheminement. Je ne pourrai plus acheter en bijouterie maintenant mes colliers ou mes bagues. Le plaisir de travailler un modèle, de le voir se réaliser, de voir le résultat encore plus beau que le projet: tout me motive à redemander des bijoux à Delphine. Foncez voir ce qu’elle fait. Oser lui demander « votre » projet. Portez votre âme autour du corps. Cette nana est un don du ciel. Son art ne peut vivre sans vous, sans nous.

J’ai ensuite rejoins ma Merveille. L’homme qui sait se mettre en colère quand je subis des injustices. L’homme qui a le regard qu’il faut pour empêcher mes larmes de couler. L’homme qui me prépare une tartine improvisée de roquefort « de la mort qui tue » avec des noix et un verre de rouge rond comme j’aime. Parce qu’il sait que j’adore ça. Parce que m’embrasser est sa priorité et que même parfumée au petit berger, et non à la nuit de Lutens, je suis à croquer pour lui. Le lit a accueilli mon sang en grande quantité, ma cyprine aussi. Mon visage a su recevoir l’abondance de ce sperme qu’il garde pour moi depuis des jours comme je garde mes orgasmes pour lui depuis longtemps aussi. Je crois n’avoir jamais autant aimé une sodomie qu’hier. Quand l’amour se mêle à  la performance, le cul est sublimé et les orgasmes indescriptibles. Espace Libido m’ayant offert un masque, des liens et un womanizer, je me suis empressée de jouer avec ainsi qu’avec l’aneros rouge sang que nous apprendrons ensemble à dompter. Pour ton plaisir et le mien. J’ai, pour finir, baptisé le lit de ma source en coulant abondamment en fontaine. Tu méritais ce cadeau qu’une seule femme avant moi t’avait offert. J’ai coulé en me donnant corps, cœur et âme à l’homme que tu es et que j’aime depuis deux ans. Nos baisers sous la couette ont achevé ce moment d’amour absolu et de rires. J’aime tout de toi. Merci de me porter. Restons ces gosses qui faisons de nos draps des tipis pour abriter nos sentiments et nos envies.

 

La soirée s’est achevée en beauté avec une exposition fetish au magasin Concorde que je ne connaissais pas. Jérôme Marchand m’y accompagnait avec sa joie de vivre habituelle. Ce cuisinier  est une bénédiction. Appelez-le pour des repas à thème chez vous, il vous fera saliver! Quelques tableaux étaient sympathiques et la bonne humeur ambiante était un vrai plus. J’ai pu discuter avec plusieurs personnes en combattant ma timidité maladive qui ressort en ce genre de circonstances. Je ne suis pas repartie les mains vides. Si je n’ai pas cédé à l’appel des nippies noir et violet , au nouveau jouet flexible de la marque We vibes ni au combishort amazing c’est pour mieux m’offrir… Devinez quoi? Une superbe roulette de Wartenberg dotée de CINQ rangs! Une merveille. Petite Chose va adorer et je compte initier à ce plaisir d’autres partenaires. J’avoue que je me caresserai avec lors de certains self-câlins… Rien que de l’écrire j’en tremble!

 

Merci à tous mes compagnons de route de me porter quand le cœur n’y est pas. Merci de me booster sur de beaux projets: sensuels, autour de l’écrit, autour de la photo, autour des bijoux… Je suis boostée pour avaler les quinze articles qu’Adam de NXPL attend, les cinq articles que Nathalie Giraud de Piment Rose va recevoir, le joli article pour Christel Lecoq Bony de B-Sensory et mon avis sur le dernier opus que Stella Tanagra m’a gentiment offert.

 » Il n’y a rien de plus fort au monde que la douceur » Han Suyin.  Avec toi beau lion je n’ai rien réussi. La chanson « La Tendresse » que je voulais t’offrir pour tes 53 ans ne fermera jamais les blessures qui t’ont tué.  D’ailleurs je n’ai jamais pu te la chanter, tes moqueries quant à ce cadeau m’empêchant d’oser t’offrir ce petit trésor. J’ai appris que je ne pouvais aider que si en face la personne s’offrait le droit d’aller mieux et d’avancer. Quand tu fuies et me rejettes, me méprises, seule la rupture est possible. Je tue aujourd’hui l’amour que j’ai encore pour toi. Je t’offre ma tendresse. Un jour peut-être tu retrouveras mon amitié. Tu as dit que j’avais tout le temps. Tu oublies que nous sommes mortels et que ce foutu temps nous est compté. Les morts autour de nous ne manquent pas en ce moment pour nous le rappeler.

Cette semaine je me suis gorgée de rires, d’amour, de sororité. L’art m’a semblé plus que jamais nécessaire. Vital pour moi. Ecrire, participer à des projets artistiques me boostent. J’espère pouvoir shooter encore longtemps et écrire régulièrement. La vie est trop courte pour faire de nos soucis les maitres de nos vies. Invitons les à s’asseoir à nos côtés sans leur donner le contrôle. Je veux des rires d’enfants, des seins de femmes, des sexes en moi, de la joie, de la douceur, de la tendresse. Des belles rencontres. De nombreux voyages. Plus que jamais je veux lire, écrire, photographier, être photographiée, danser, chanter, aimer! Il me faut de la complicité et de la bienveillance. Des challenges et des moments intenses de détente. Des figures à admirer (je n’ai pas de mots pour vous Madame Simone Veil morte vendredi 30 juin 2017), des artistes à aider (spéciale dédicace à ma talentueuse Delphine: tu es sur ta voie). Merci à vous tous et aux autres dans l’ombre , ou plutôt la lumière de ma vie. Prenez soin de vous et offrez de la douceur à vos corps, à vos cœurs et à vos âmes. Je vous aime au-delà des mots…

 

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