Ma consœur de table à l’école des fleuristes de Paris, Caroline, lisait cet opus fin février.

Elle n’était pas très volubile mais nous l’avait conseillé.

Avant le confinement j’ai pu me le procurer.

Il trainait comme tant d’autres et l’immobilisation obligatoire m’a permis de l’extirper de la pile de livres à lire (autrement dit ma PAL).

Ce livre est unique.

On y parle botanistes, voleurs, jalousies, fleurs, folie, mort et espoir tout à la fois.

Son auteur arrive à mélanger son histoire personnelle aux chercheurs aventuriers avant lui.

Un même chapitre peut commencer avec sa thèse sur une espèce de palmiers et se terminer au large de la Chine il y a quelques centaines d’années.

Ce livre va vous faire adorer ces doux fous de botanistes capables de se jeter dans un égout pour débusquer un nénuphar recherché des mois durant.

Je vais écrire un autre texte, plus lyrique, sur ces hommes mais franchement, en cette période de pandémie et de peurs, lisez cet ouvrage.

Vous vous rendrez compte de la puissance de la nature. Vous mesurerez la chance de vivre en sécurité. Le plaisir d’aimer.

Vous ne regarderez plus vos bambous et autres bégonias de la même façon (j’ai enfin compris mon aversion naturelle pour l’eucalyptus).

J’adore depuis quelques mois les feuillages et les « plantes vertes ». Ce livre m’encourage à adorer les bégonias, calatheas, alocasias et autres caladiums.

Merci Monsieur de dédier votre corps, votre coeur, votre âme et votre intelligence aux plantes.

Merci pour ce livre qui va rentrer dans la case rarissime des indispensables à ma vie.